Anne Perry – Série « Charlotte Ellison et Thomas Pitt »
(Policier / 1979 – 2016)

Anne Perry nous plonge dans l’Angleterre victorienne des années 1880-90, une époque qui ne transige pas avec les classes sociales. Le policier Thomas Pitt fera souvent la désagréable expérience d’être très mal considéré par les gens de la haute société en raison de son statut social. Ce qui ne l’empêchera pas d’enquêter jusqu’au bout lorsque des personnages en vue sont impliqués dans des meurtres ou des scandales liés à la morale.
Commentaire
Cette série plaira aux fans de polars historiques. L’écriture est magnifique, les romans riches en détails. Je voyage dans le temps quand je m’immerge dans un de ces romans.
Anne Perry n’épargne pas la bonne société qui pense avoir tous les droits sur les petites gens, ni les riches propriétaires sans scrupules qui extorquent leurs derniers sous aux indigents tout en les logeant dans des locaux insalubres. Elle pointe aussi du doigt la condition féminine.
Cette excellente série est autant une suite de romans policiers qu’une étude de moeurs d’une époque révolue. Les personnages sont formidables. Un régal !
Les 32 tomes de la série :
L’Étrangleur de Cater Street (1979 / 01. The Cater Street Hangman)
Le Mystère de Callander Square (1980 / 02. Callander Square)
Le Crime de Paragon Walk (1981 / 03. Paragon Walk)
Resurrection Row (1981 / 04. Resurrection Row)
Rutland Place (1983 / 05. Rutland Place)
Le Cadavre de Bluegate Fields (1984 / 06. Bluegate Fields)
Mort à Devil’s Acre (1985 / 07. Death in the Devil’s Acre)
Meurtres à Cardington Crescent (1987 / 08. Cardington Crescent)
Silence à Hanover Close (1988 / 09. Silence in Hanover Close)
L’Égorgeur de Westminster Bridge (1990 / 10. Bethlehem Road)
L’Incendiaire de Highgate (1991 / 11. Highgate Rise)
Belgrave Square (1992 / 12. Belgrave Square)
Le Crucifié de Farriers’ Lane (1993 / 13. Farriers’ Lane)
Le Bourreau de Hyde Park (1994 / 14. The Hyde Park Headsman)
Traitors Gate (1995 / 15. Traitors Gate)
Pentecost Alley (1996 / 16. Pentecost Alley)
Ashworth Hall (1997 / 17. Ashworth Hall)
Brunswick Gardens (1998 / 18. Brunswick Gardens)
Bedford Square (1999 / 19. Bedford Square)
Half Moon Street (2000 / 20. Half Moon Street)
La Conspiration de Whitechapel (2001 / 21. The Whitechapel Conspiracy)
Southampton Row (2002 / 22. Southampton Row)
Seven Dials (2003 / 23. Seven Dials)
Long Spoon Lane (2006 / 24. Long Spoon Lane)
Buckingam Palace Gardens (2009 / 25. Buckingam Palace Gardens)
Lisson Grove (2010 / 26. Treason at Lisson Grove)
Dorchester Terrace (2012 / 27. Dorchester Terrace)
Bryanston Mews (2013 / 28. Midnight at Marble Arch)
L’Inconnue de Blackheath (2014 / 29. Death On Blackheath)
La Disparue d’Angel Court (2015 / 30. The Angel Court Affair)
L’Attentat de Lancaster Gate (2016 / 31. Treachery at Lancaster Gate)
Un traître à Kensington Palace (2016 / 32. Murder on the Serpentine)
Une lecture dans l’ordre permet de suivre, en plus des enquêtes, l’évolution des relations entre les personnages récurrents et de certains combats sociaux de l’époque.
L’auteure et son œuvre
Anne Perry, de son vrai nom Juliet Marion Hulme, est née le 28 octobre 1938 à Londres et morte le 10 avril 2023 à Los Angeles. En 1944, elle est malade des bronches. En 1948, son père accepte un travail de recteur en Nouvelle-Zélande, alors réputée pour ses sanatoriums. En 1951, elle contracte la tuberculose. Isolée, elle ne peut voir personne et correspond tous les jours avec son amie Pauline Parker. En 1954, ses parents lui annoncent leur divorce et leur intention de l’envoyer chez une tante en Afrique du Sud. La séparation est inacceptable pour les deux jeunes filles. Elles imaginent Pauline accompagner son amie. La mère de Pauline refuse. Les deux adolescentes planifient de la tuer et passent à l’acte. Leur explication évoquant un accident ne tient pas la route. Elles sont trop jeunes pour être condamnées à la peine de mort. Elles feront cinq ans de prison et changeront de nom. Cette histoire ne ressortira dans les médias qu’en 1994. Entre-temps, Anne Perry avait percée en tant qu’auteure en 1979 et était devenue célèbre avec ses romans policiers historiques.
Outre la série mettant en scène Charlotte et Thomas, Anne Perry a écrit une autre série se déroulant dans l’Angleterre des années 1850-60 : la série « William Monk », 24 tomes, dont les personnages principaux sont le policier amnésique William Monk, l’infirmière Hester Latterly et l’avocat Oliver Rathbone.
Anne Perry a d’autres écrits à son actif : la série « Celie » se déroulant dans le Paris de la révolution française (2 tomes), la série « Joseph et Matthew Reavley » dont l’action se situe durant la première guerre mondiale (5 tomes), une série consacrée à Daniel Pitt (6 tomes), une série de nouvelles de Noël (20 tomes), une série jeunesse « Timepiece » (4 tomes), une série « Elena Standish » (5 tomes) et des romans et nouvelles indépendants, dont deux romans fantastiques non traduits en français à ce jour. Une auteure prolifique !
Mon Anne Perry ++
J’ai adoré la série « Charlotte Ellison et Thomas Pitt », même si je ne l’ai pas encore terminée et il en est de même de la série « William Monk ». Un voyage dans le temps, délicieux et terrible, à chaque fois que je me plonge dans un de ces romans.
La série « William Monk » (1990-2018)
Un étranger dans le miroir (1990 / 1. The Face of a Stranger)
Un deuil dangereux (1991 / 2. A Dangerous Mourning)
Défense et Trahison (1992 / 3. Defend and Betray)
Vocation fatale (1993 / 4. A Sudden, Fearful Death)
Des âmes noires (1994 / 5. The Sins of the Wolf)
La Marque de Caïn (1995 / 6. Cain His Brother)
Scandale et Calomnie (1996 / 7. Weighed in the Balance)
Un cri étranglé (1997 / 8. The Silent Cry)
Mariage impossible (1997 / 9. Whited Sepulchres (GB) A Breach of Promise (USA))
Passé sous silence (1999 / 10. The Twisted Root)
Esclaves du passé (2000 / 11. Slaves of Obsession)
Funérailles en bleu (2001 / 12. Funeral in Blue)
Mort d’un étranger (2002 / 13. Death of a Stranger)
Meurtres sur les docks (2004 / 14. The Shifting Tide)
Meurtres souterrains (2006 / 15. Dark Assassin)
Mémoire coupable (2009 / 16. Execution Dock)
La fin justifie les moyens (2010 / 17. Acceptable Loss)
Une mer sans soleil (2012 / 18. A Sunless Sea)
Une question de justice (2013 / 19. Blind Justice)
Du sang sur la Tamise (2014 / 20. Blood on the Water)
Le Couloir des ténèbres (2015 / 21. Corridors of the Night)
Vengeance en Eau Froide (2016 / 22. Revenge in a Cold River)
Meurtre en écho (2017 / 23. An Echo of Murder)
Marée Funèbre (2018 / 24. Dark Tide Rising)
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Déraper est riche en rebondissements, en révélations, en surprises. La tension est omniprésente.
Quand Cécile Candiago écrit un livre, ce n’est pas pour partager une histoire à l’eau de rose avec ses lecteurs. Comme pour « D’où je viens », elle défend des thématiques fortes et engagées dans ce deuxième roman. Elle est aussi à l’aise pour aborder l’intime, qui relève de la famille, que des sujets sociétaux, qui secouent les certitudes et les individus. Elle n’hésite pas à dénoncer les abus et le manque d’humanité de certains qui profitent de leur position pour écraser ceux qui se trouvent plus bas sur l’échelle sociale.
Finalement, que savons-nous réellement les uns des autres ?
Ceux qui ont adoré D’où je viens vont adorer Déraper. J’invite ceux qui ne connaissent encore ni l’un ni l’autre à découvrir au plus vite les romans de cette auteure talentueuse. Personnellement, je suis conquis !



Apolline Abgrall a grandi dans un monastère lugubre. Elle est devenue une redoutable chasseuse de vampires pour l’Ordre de Notre-Dame des Ombres. Sa centième canine rapportée à la Mère Supérieure sera synonyme de liberté. La délivrance approche mais de nouveaux obstacles semblent se dresser sur sa route. D’anciennes connaissances refont surface. Ses certitudes se lézardent. Qui croire ? Que croire ? Qui sont les véritables ennemis ? Et sur qui compter ?
Il existe des romans fondateurs. Dracula, de Bram Stoker, par exemple. Si ce n’est pas le premier roman à parler de vampires, c’est celui qui a inscrit les bases du vampirisme dans la littérature et la culture populaire. C’est celui qui a inspiré des milliers d’œuvres par la suite. C’est celui auquel on pense en premier lorsqu’il est question de vampires. Sa descendance prolifère et finira peut-être par le reléguer au stade de légende au même titre que son personnage. Mais il restera le père fondateur et un écho plus ou moins vivace dans la mémoire collective.
De Lune et d’Arcanes m’a mis une grosse baffe. J’ai eu le sentiment que ce roman pouvait être le premier maillon d’une chaîne au potentiel aujourd’hui insoupçonnable. Le socle d’un système de magie basé sur les cartes du tarot, déclinable à l’infini.
Léna Lucily a élaboré des règles de magie, de Lames, de covens, d’Arcanes, où tout est réfléchi, tout s’imbrique dans des capacités et pouvoirs complémentaires, dangereux, à manier avec précaution, à la frontière de notre monde et de ce monde qu’on découvre avec curiosité et effroi. Le lecteur est transporté entre les personnages et leurs spécificités, entre Bateleurs, Transcendance, Pendu, Sans-Nom, lycanthropes et d’autres.
De Lune et d’Arcanes répond présent sur deux niveaux. D’une, sur cette robuste base de magie utilisable dans mille et une histoires différentes, par l’auteure elle-même ou par d’autres écrivains s’inspirant directement des cahiers de Mismar. De deux, sur cette première histoire dans ce nouvel univers qui est aussi le nôtre. Une histoire de lutte de pouvoir, de trahison, de pardon, de résilience, d’amour et de sang, de quête de soi et de sens à donner à sa vie. Une histoire humaine. Une histoire sur le fil du rasoir.
Léna Lucily a-t-elle construit avec De Lune et d’Arcanes les bases fondatrices d’un nouveau monde magique ? L’avenir nous le dira. C’est tout le mal que je lui souhaite.
N’hésitez pas, si le sujet vous parle, lecteurs, auteurs, éditeurs. Vous risquez d’être bluffés à votre tour.
De Lune et d’Arcanes est beau en plus.




