Guy de Maupassant – Romans ♥

Guy de Maupassant (05/08/1850 – 06/07/1893) est mon écrivain préféré. Je vous propose de découvrir ou redécouvrir les six romans qu’il a écrits : Une vie, Bel-Ami, Mont-Oriol, Pierre et Jean, Fort comme la mort et Notre cœur.

(les romans arriveront l’un après l’autre ces jours prochains)

Une vie ♥

Son premier roman (1883)

Coup de cœur absolu.

Un de mes deux romans préférés (avec Martin Eden, de Jack London). Je l’ai relu une 3e fois, 21 ans après la 2e. J’en suis ressorti bouleversé, une fois encore. Une claque.

Une vie est l’histoire de Jeanne. À 17 ans, elle retourne vivre auprès de ses parents après 5 années passées au couvent, protégée des vicissitudes de l’existence. Radieuse, naïve et romantique, impatiente de vivre, elle rêve d’amour, de bonheur, d’inattendu, d’un avenir exaltant dans sa vie de château. Elle rencontre très vite un homme séduisant, se marie. Les désillusions se succèderont, cruelles.

Maupassant n’épargne pas cette jeune fille innocente qui a pour grande ambition de mener une vie heureuse. Il relate avec sobriété son existence malmenée.

Maupassant est en forme. Autour de Jeanne, tout le monde en prend pour son grade : l’aristocratie, le clergé, la religion, les hommes, les femmes, les époux, les épouses, les paysans, les domestiques, les pères, les mères, les enfants.

Il évoque le temps qui passe, l’infidélité et les mensonges du quotidien, la bestialité potentielle des plaisirs de la chair, l’avarice, le pragmatisme des petites gens, l’hypocrisie du monde, le sens de la vie, la folie qui guette et les illusions perdues des âmes pures et sensibles, non préparées, confrontées aux réalités de la vie et à la roublardise humaine.

L’histoire est d’un réalisme impressionnant, l’écriture de Maupassant remarquable de précision.

Les descriptions des lieux, des paysages et des saisons sont magnifiques. Les caractères des personnages très justes.

La condition et le courage de la femme de l’époque sont présentés face à la rudesse et la rusticité des hommes et de leurs privilèges. Le problème du consentement est mis en lumière.

La fin est brillante également.

Un chef-d’œuvre littéraire, un roman parfait de mon auteur préféré !

Extraits

On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts.

La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit.

Bel-Ami ♥

Son deuxième roman (1885)

Georges Duroy, un ancien soldat en poste en Algérie, ne retourne pas dans sa campagne normande natale mais tente de se faire une place à Paris. Il végète à la Compagnie des chemins de fer du Nord lorsqu’il croise un ancien camarade de régiment qui a réussi dans le journalisme et qui l’introduit dans le milieu de la presse. Lorsqu’il se rend compte qu’il a du succès auprès des femmes, ce séducteur sans scrupule, arriviste et manipulateur, les utilise pour son plaisir et pour satisfaire ses ambitions : grimper les échelons de la société.

Maupassant nous livre une critique acerbe de cet opportuniste dénué de tout sentiment et prêt à tout, mais aussi de l’ensemble de l’hypocrite système qui permet à ce genre de personnage de réussir dans son entreprise : la presse aux méthodes douteuses en cheville avec la politique dont les représentants ne brillent que par leurs ambitions personnelles, la finance qui tire les ficelles dans l’ombre et la belle société et ses mœurs légères. Il ne se prive pas d’adresser des piques au clergé.

La plume précise, acérée et cynique de Maupassant va au-delà de l’ascension sociale de l’abject Duroy et de son utilisation indigne des femmes.

La place prépondérante de Duroy dans le récit est contrebalancée par la mise en lumière du rôle des femmes, certes privées de droits, mais réfléchies et influentes, indispensables auprès d’hommes manquant de subtilité et de clairvoyance. Sensibles aussi.

Et puis, Bel-Ami traite d’un autre thème cher à Maupassant, la mort, avec en toile de fond le temps qui passe, le sens de la vie et la solitude dans l’approche de la fin.

Certains livres comportent des passages qui marquent à vie. Bel-Ami est un de ces livres pour moi.

La tirade sur cinq pages de Norbert de Varenne est un de ces textes inoubliables (Première partie, chapitre VI – « Dans le royaume des aveugles… »).

Extrait

« Respirer, dormir, boire, manger, travailler, rêver, tout ce que nous faisons, c’est mourir. Vivre enfin, c’est mourir ! »

Deuxième roman de Maupassant, deuxième chef-d’œuvre.

Mont-Oriol

Son troisième roman (1887)

Maupassant nous emmène en Auvergne dans ce Mont-Oriol, un roman plus complexe qu’il n’y paraît. Ses personnages cocasses, ses duperies invraisemblables et ses rivalités et aventures dans une ville d’eau pourraient faire croire à une grosse farce, mais Maupassant utilise ces ficelles pour mieux appuyer là où ça fait mal et offrir des pistes de réflexion à ceux qui ont envie de creuser au-delà de ce décor comique.

Le premier sujet de ce roman concerne la création d’une nouvelle station thermale. Une histoire de spéculations, de tractations, de concurrence, de réclame (publicité), de calculs, de luttes d’influence, le tout tournant autour des intérêts financiers des uns et des autres. De beaux discours, oui, mais les pensées toujours focalisées sur le sacro-saint argent. Les espèces sonnantes et trébuchantes passent sans surprise au-dessus des principes.

L’amour est le deuxième sujet de Mont-Oriol. Maupassant présente des protagonistes occupés par le besoin élémentaire de l’homme et de la femme de s’unir en veillant à respecter les convenances. Sa plume précise et sans concession décrit le fossé qui sépare les hommes et les femmes dans leur appréhension des sentiments et du couple.

Les femmes sortent grandies de cette mise en parallèle. Elles éprouvent des sentiments sincères, profonds, dénués de calculs et d’artifices. Elles s’attendent à être aimées en retour. Maupassant exprime magnifiquement les désirs de la femme, ainsi que la transformation de la jeune fille qui s’amuse de jeux ingénus en la femme éprise passionnément qui se sent heureuse ou perdue et les interrogations qui accompagnent cette perte de l’innocence.

Les hommes fréquentent les femmes pour les plaisirs faciles. Pour les affaires sérieuses, ils sont soit calculateurs, et donc dénués de sentiments véritables, soit éperdument passionnés, un temps, avant de se lasser très vite de la femme adorée. De piètres maris.

Maupassant explore des sujets qui lui tiennent à cœur : la solitude, au sein même d’un couple, sa relation envers les femmes enceintes, la paternalité et la bâtardise.

Il profite de son cadre pour réunir une vaste galerie de personnages et mettre en évidence les failles, la médiocrité et les travers de l’être humain, éternel insatisfait, tricheur, égoïste et hypocrite. Cinq catégories ont droit à une analyse particulièrement poussée : les paysans, attachés à leurs terres mais surtout à l’argent, les médecins et les limites de leurs compétences dissimulées sous différents subterfuges, les malades et leurs maux, les mondains et les banquiers.

Se pose enfin la question de la valeur des choses, des sentiments et des personnes. Maupassant interroge mais laisse au lecteur le soin de se faire sa propre opinion.

Extrait

Ceux-là seuls sont heureux qui souffrent par leurs sensations, qui les reçoivent comme des chocs et les savourent comme des friandises. Car il faut raisonner toutes nos émotions, heureuses ou tristes, s’en rassasier, s’en griser jusqu’au bonheur le plus aigu, ou jusqu’à la détresse la plus douloureuse.

À découvrir aussi (clic sur le titre pour en savoir davantage)

D’autres lectures
Dezso Kosztolanyi – Anna la douce
Cornelia Funke – Cycle « Coeur d’encre »

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Compte-rendu de la lecture publique du 14 juin 2024

Quelle magnifique soirée ! Quels moments magiques !

Rappel du contexte

Dans le cadre de « Strasbourg – Capitale du livre 2024 » et suite au concours de nouvelles Écrire contre la haine organisé par la LICRA, une lecture publique de 3 nouvelles a été organisée dans la librairie Au bonheur des livres le 14 juin, dont la mienne Le village disparu qui avait remporté l’édition 2023 du concours.

Merci !

Merci à l’incroyable Delphine Miesch-Kretz qui nous a transportés, émus et tenus en haleine durant la première partie de la soirée. Quel talent ! Elle a débuté par la lecture de ma nouvelle « Le village disparu ». Delphine Miesch-Kretz a donné vie à mon histoire, elle a incarné mes personnages. Une première pour moi. Inutile de préciser que j’étais dans tous mes états et que j’avais les yeux humides. L’émotion n’est pas retombée lorsque Delphine Miesch-Kretz a joué les menuets I et II de la 1ère suite JS Bach sur son alto. Vibrant. Captivant. Touchant. Je pourrais continuer les qualificatifs dithyrambiques pour décrire la lecture de la nouvelle « Les couleurs de la liberté » d’Isabelle Warion, l’interprétation a cappella de « I wish I knew » de Nina Simone, la lecture de la nouvelle de circonstance avec les JO en approche « À mon ami Jesse » et le final à l’alto encore : les 3ème et 4ème mouvements de la sonate opus 25 numéro 1 de Paul Hindemith. Oui, Delphine Miesch-Kretz est multi-talents, à la fois lectrice, musicienne, chanteuse et reine de la programmation : ses choix musicaux étaient parfaits. Si vous avez l’occasion de l’écouter, n’hésitez pas !

Merci à l’autre Delphine qui nous a chaleureusement accueillis dans sa librairie « Au bonheur des livres » pour cet événement exceptionnel et pour le pot convivial qui a suivi la lecture.

Merci à la LICRA qui a organisé le concours « Écrire contre la haine » et co-organisé la soirée.

Merci à la ville de Strasbourg, capitale du livre 2024.

Merci à tous les participants à cette soirée mémorable, merci pour votre présence et vos échanges !

Et un merci particulier à ma fille qui a créé l’affiche de l’événement et qui s’occupe avec talent du graphisme de toutes les publications de mon compte Instagram !

Quelques photos :

Delphine Miesch-Kretz lisant Un village disparu de Claude Griesmar

Delphine Miesch-Kretz à l'alto

Librairie "Au bonheur des livres" à Strasbourg

Lecture publique Ecrire contre la haine 14 06 2024

Gaëlle Nohant – Légende d’un dormeur éveillé

(Roman / 2017)

Couverture du roman Légende d'un dormeur éveillé de Gaëlle Nohant

Vous en rêviez ? Gaëlle Nohant l’a fait ! Elle a voyagé dans le temps. Direction Paris, Montparnasse, la fin des Années folles. L’insouciance, la poésie, la fête, les nuits chaudes, la joie de vivre sans retenue, le partage des corps et des idées, la confrontation des convictions et des valeurs, le refus de l’établi, la volonté de refaire le monde, mais aussi la précarité des artistes qui ont du mal à joindre les deux bouts et les nuages qui s’amoncellent au-dessus de l’Europe. La guerre civile espagnole avec ses questions et ses victimes. Le Front populaire et ses espoirs. Puis le martèlement des bottes. L’odeur nauséabonde de la haine qui traverse les frontières. La guerre qui touche la France. L’Occupation. L’indicible aussi.

Gaëlle Nohant est généreuse. Avec ce livre, elle nous offre un compte-rendu émouvant et précis de son voyage.

Gaëlle Nohant nous gâte au-delà de nos rêves. Durant son voyage elle a suivi le parcours d’un poète, d’un héros, d’un homme de conviction, amoureux, libre dans ses décisions et dans sa tête, même aux pires moments de l’Histoire et de son histoire. Cet homme n’est autre que Robert Desnos, poète surréaliste, résistant, combattant de l’ombre et opposant à toute forme de dictature ou de servitude, amoureux de la vie.

Dans ce récit, Gaëlle Nohant navigue avec élégance et maîtrise entre l’intime du poète et la grande Histoire. Elle partage avec nous le quotidien de Robert Desnos et de l’excessive Youki. Nous vivons avec Robert et Youki, avec leurs amis, Jacques Prévert, Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud, Paul Éluard, Aragon et Cocteau, avec Theodore et Ghita Fraenkel, avec Yvonne George, avec l’intransigeant André Breton, avec Jeanson, Crevel et Artaud, avec Pablo Neruda et Federico García Lorca, avec Picasso, Man Ray et Foujita, avec André Verdet et Michel Hollard, avec des amis rencontrés dans des circonstances tragiques, avec d’abjects individus aussi, connus ou non, qui ont choisi le camp de la haine.

Merci Gaëlle Nohant pour cet hymne à l’amour, à l’amitié, à la vie et à la liberté. Une réussite totale, bouleversante, marquante.

L’auteure et son œuvre

Gaëlle Nohant est née en 1973 à Paris. Elle est notamment l’auteure de cinq romans : L’Ancre des rêves (2007), La part des flammes (2015), Légende d’un dormeur éveillé (2017), La femme révélée (2020), Le bureau d’éclaircissement des destins (2023) et du recueil de nouvelles L’homme dérouté (2010).

Mon Gaëlle Nohant ++

J’ai lu trois romans de Gaëlle Nohant. J’ai été subjugué à chacune de ces lectures.

La part des flammes

(2015)

Quand Gaëlle Nohant entreprend un projet, elle ne fait pas les choses à moitié. Elle s’y investit corps et âme. Ça se ressent à la lecture de ses romans. Elle met ses tripes dans ses livres, les vit autant que ses personnages. Le résultat est bluffant.

Elle ne laisse rien au hasard dans ses romans historiques où on sent le phénoménal et minutieux travail de documentation qui lui permet de nous offrir de passionnantes expériences de lecture, détaillées, réalistes et justes. Comme elle est aussi exigeante avec son écriture qu’avec son contenu et comme elle parvient à y insuffler autant d’émotions que d’actions, d’informations et de descriptions, ses écrits sont un vrai bonheur pour ses lecteurs.

Mai 1897. Le Tout-Paris se presse à la plus mondaine des ventes de charité. Un événement majeur pour les dames de la haute société qui s’y montrent, affichent leur générosité, se comparent les unes aux autres. Et puis, le drame. Un feu se déclare, se propage, les transforme en torches humaines. Les organisateurs sont débordés, les issues inadaptées au nombre de personnes présentes dans le bâtiment.

L’incendie du Bazar de la Charité plonge la capitale dans la stupeur et le deuil. Le nombre de victimes s’alourdit au fil de la fouille des décombres. L’identification sera éprouvante pour les familles. Des corps sont méconnaissables.

La part des flammes suit le destin de trois femmes : Sophie d’Alençon, la soeur de Sissi, qui consacre de son temps et de son argent aux tuberculeux, Violaine de Raezal, une comtesse persona non grata dans son milieu depuis qu’elle est jeune veuve et Constance d’Estingel, une jeune femme de bonne famille qui peine à trouver sa voie entre sentiments et foi. Trois femmes courageuses qui se battent dans un monde dominé par les hommes, les lois et la religion. Gaëlle Nohant pointe du doigt la condition déplorable de la femme en France il y a une grosse centaine d’années à peine.

Ce formidable récit romanesque m’a fait voyager dans le temps. J’avais l’impression d’évoluer en 1897. La restitution de l’époque et le travail sur les personnages imparfaits sont remarquables.

Captivant !

Le bureau d’éclaircissement des destins

(2023)

A chaque lecture d’un roman de Gaëlle Nohant, je ressens l’exigence de l’excellence de l’auteure. Tout est en place, l’histoire, les personnages, chaque phrase, chaque mot. Tout est juste. La rigueur historique, la construction du récit, l’écriture. Je ressens une alchimie entre Gaëlle Nohant et ses écrits. Une plume, une voix, un besoin de crier la vie de ses héros connus ou non à la face du monde. Un peu comme Jacques Brel ou Jean Ferrat dans certaines chansons. Des condensés d’émotion pure. Gaëlle Nohant parvient à réaliser cet exercice périlleux sur l’intégralité de ses romans. Pas une mince affaire. Le bureau d’éclaircissement des destins ne déroge pas à la règle.

Dans ce livre, Gaëlle Nohant rend un extraordinaire hommage aux « effacés » des camps de la mort disparus sans laisser de traces, aux familles déchirées par les assassins et leur implacable programme d’aryennisation qui passait notamment par le Lebensborn, aux survivants qui n’ont jamais réussi à quitter complètement les Lager nazis, aux femmes et aux mères prises dans les griffes de tortionnaires inhumains, à toutes ces victimes innocentes et anonymes.

Gaëlle Nohant met aussi en lumière le formidable travail de l’International Tracing Service et de tous les archivistes qui cherchent, compilent, conservent, essayent de comprendre et de recoller les morceaux, se battent pour la vérité, aident les victimes à se reconstruire par leur travail méticuleux et leur disponibilité lorsque leur domaine s’y prête. Avec patience, persévérance et obstination. Dans l’ombre. Envers et contre tout.

Les titres des chapitres sont des prénoms. Ou comment rendre leur identité aux oubliés et retisser des liens coupés. Beau.

Le bureau d’éclaircissement des destins est un livre authentique, généreux, précis, indispensable.

Extraits

Je ne suis jamais rentrée du camp. J’y suis toujours.

Ce qui est affreux avec les enfants, c’est qu’on ne peut pas les protéger.

Nous étions des morts en sursis.

Chaque nuit, je l’entends. Elle hurle en moi.

À découvrir aussi (clic sur le titre pour en savoir davantage)

D’autres lectures
Alice Zeniter – L’art de perdre
Val McDermid – Série « Tony Hill et Carol Jordan »

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Strasbourg, lecture publique le 14/06/2024

Strasbourg, capitale mondiale du livre 2024

Lecture publique Ecrire contre la haine 14 06 2024

Dans ce cadre aura lieu une lecture publique le 14 juin à 19 heures à la librairie Au bonheur des livres, 11 rue du Général Castelnau.

Au programme :

Le village disparu, ma nouvelle qui a remporté le Prix Bernard Lecache 2023 attribué à l’issue du concours Écrire contre la haine organisé par la LICRA.

Et deux autres nouvelles primées et éditées dans le recueil Écrire contre la haine : Les couleurs de la liberté, d’Isabelle Warion, et À mon ami Jesse, de Vincent Di Serio.

En bonus, des intermèdes musicaux offerts par la lectrice Delphine Miesch-Kretz.

Venez nombreux, je vous y attends !