Claude Griesmar – Mieux vaut très tard que jamais

(Roman / 2020)

Couverture du roman Mieux vaut très tard que jamais de Claude Griesmar

Quatrième de couverture

Strasbourg, 1997.

 Les journées de Joseph Malzer, 81 ans, se suivent et se ressemblent dans son appartement du centre-ville. Le vieil homme mène une vie paisible, réglée comme du papier à musique.

 Son ami Henri Hornung va provoquer un séisme dans cette routine bien huilée.

 Joseph devra remettre en cause confort et certitudes pour surnager dans un monde qu’il redécouvre. Entre un passé envahissant, un présent laborieux, un avenir trouble et un voisin aux intentions louches, il se surprend à renaître, pour le meilleur et pour le pire.

Extraits

 « Nous bloquons le passage maintenant, remarque Benoît, fin observateur.
– Tant mieux ! Ceux qui voudront passer devront s’acquitter d’une taxe. On partagera les gains. Qu’est-ce que tu en dis ?
– Je pense que personne ne payera. »

 La folie des grandeurs et des splendeurs a un prix qu’il est parfois préférable de ne pas afficher, sous peine de choquer de sages consciences.

 L’œuvre titanesque semble indestructible, fantastique force tranquille défiant les siècles. Sa solidité et son harmonie sont à l’opposé de la fragilité humaine et de leurs petits projets laids et mesquins.

 Après avoir rangé la vaisselle du déjeuner, il s’est offert un tour de prestidigitateur. Sa canne a virevolté entre ses mains comme un bâton de magicien. Ou presque. Il n’a rien cassé. 

Et toi, tu baisses la tête, humilié par le gamin qui pourrait être ton petit-fils. Le poids des ans te pèse et tu ne sais pas pourquoi tu es rabaissé de la sorte. Chaque ride te brûle la peau. Tu essayes de contrôler les tremblements de tes mains, mais plus tu te concentres sur tes membres fragiles, plus tu trembles. Tu voudrais te terrer au fond d’un trou, mais tu es là, impuissant, comme un vieil arbre tordu au milieu d’arbrisseaux qui ne demandent qu’à grimper vers le ciel, quitte à voler à l’ancêtre les rares rayons de soleil qui éclairent l’automne de son existence.

La parole à Henri Hornung

Joseph n’est pas un mauvais bougre. Mais il n’a pas, ou plus, les pieds sur Terre. Il vit dans son petit monde, sans contraintes, au fond de sa caverne. Peut-être a-t-il été trop gâté. Par moi ces dernières années ? Certainement ! Par Germaine avant moi ? Je ne m’avancerai pas sur ce terrain glissant. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Je laisserai aux Malzer le soin de répondre à cette question.

En tout cas, je vais le sortir de sa torpeur. Croyez-moi, il ne s’attend pas au coup de pied au derrière que je vais lui mettre !

Il sera bien obligé de réagir. Je sens que ça va m’amuser, de l’observer se dépatouiller entre Marcelle Bauer, Clément, Benoît et la gestion de son quotidien.

L’occasion pour moi de vous servir un de mes vieux dictons : Mieux vaut très tard que jamais !

Secrets de fabrication

« Mieux vaut très tard que jamais » ne s’est pas écrit en un jour. La première mouture des aventures  de Joseph Malzer date d’il y a fort longtemps. Je suis très attaché à cette histoire. C’est pourquoi, je n’avais qu’une hâte : la retravailler pour enfin pouvoir la partager avec vous ! C’est ce que j’ai fait. Mon cercle de lecteurs l’ayant validée dans cette version 2020, je suis heureux de pouvoir la présenter aujourd’hui.

Vieillir m’a toujours intrigué, fasciné, inquiété.

Le plan avec les mailles non terminées a réellement existé. J’en possédais un exemplaire.

Le Pied de cochon est de mon invention, contrairement à la majorité des autres références de ce livre.

Mieux vaut très tard que jamais vs Ainsi a-t-il été

Ce deuxième roman, « Mieux vaut très tard que jamais », n’est pas un « Ainsi a-t-il été 2 – Le retour de la vengeance masquée ».

« Mieux vaut très tard que jamais » est aux antipodes de Ainsi a-t-il été à plus d’un titre. Pourquoi ce choix ? Par envie d’explorer des horizons et des univers différents. Pour vous faire découvrir une nouvelle histoire qui me tient à cœur. Pour ne pas tomber dans le piège de la redite.

Je me suis amusé, comme au jeu des 8 erreurs, à trouver les différences les plus marquantes entre les deux romans.

  • « Ainsi a-t-il été » traverse le temps et les continents. « Mieux vaut très tard que jamais » se déroule à Strasbourg, en un court laps de temps.
  • « Ainsi a-t-il été » se passe au 19e siècle. « Mieux vaut très tard que jamais » à la fin du 20e.
  • « Ainsi a-t-il été » offre une multitude de personnages. « Mieux vaut très tard que jamais » se concentre sur une poignée de protagonistes.
  • « Ainsi a-t-il été » est écrit au passé. « Mieux vaut très tard que jamais » au présent.
  • « Ainsi a-t-il été » est un récit narré à la première personne du singulier par une personne de sexe féminin. « Mieux vaut très tard que jamais » n’est pas écrit à la première personne du singulier et son personnage principal est un homme.
  • « Ainsi a-t-il été » se rapproche de l’esprit d’une certaine littérature anglo-saxonne. « Mieux vaut très tard que jamais » en est très éloigné.
  • 547 pages pour « Ainsi a-t-il été », 227 pour « Mieux vaut très tard que jamais ».
  • La couverture de « Ainsi a-t-il été » est verte. Celle de « Mieux vaut très tard que jamais » est rouge.

Vous avez aimé « Ainsi a-t-il été » ? « Mieux vaut très tard que jamais » est différent. Mais peut-être l’aimerez-vous tout autant.

La bande annonce

Youtube - Mieux vaut très tard que jamais - Claude Griesmar

Détails techniques

Broché : 227 pages
Dimensions : 15,24 x 22,86 cm
Éditeur : Autoédition chez Amazon
Parution : novembre 2020
ISBN : 979-8564845120

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