Un instant d’égarement : six avis

5 juillet 2025
Troisième livre de @claudegriesmar à mon actif, ce petit dernier est aussi mon préféré. ♥️

Et pourtant, l’auteur ne nous épargne pas… Claude malmène ses personnages, et ses lecteurs par la même occasion. 😈

Imaginez un peu… Un homme et une femme, coincés dans un ascenseur, alors qu’ils se détestent farouchement.

Forcément, c’était prometteur…

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les promesses sont remplies. ✅

De la tension, dès le départ.

Des questions à foison : Pourquoi se détestent-ils ? Que s’est-il passé entre eux ? Que se passe-t-il en dehors de l’ascenseur ? Vont-ils se réconcilier, régler leur compte ou s’étriper ?

Claude répond au compte-goutte, au fil des pages, qu’il est donc difficile de lâcher. On se laisse happer, piéger, même ! 🪤

❣️Ce que j’ai aimé particulièrement ? Au delà de la plume que j’apprécie beaucoup, de l’humour acéré et de l’originalité du récit, j’ai adoré la joute verbale entre les personnages et leur propre combat intérieur. Bloqués dans ce huis clos, ils se livrent chacun à l’introspection et nous dévoilent tout de leur passé, de leurs démons, de leurs rêves, aussi. Ils sont drôles, parfois touchants, et toujours passionnants.

Quant à la raison de leur conflit, je n’en dirai évidemment rien, mais là encore, Claude n’a pas été avare en surprises ! 🤭

En un mot : FONCEZ ! 📖

9 juillet 2025
Chronique 📚

Un instant d’égarement, @claudegriesmar

En bref : Un homme et une femme sont en procès l’un contre l’autre et n’ont pas le droit de s’adresser la parole. C’était sans compter une panne d’ascenseur qui les contraint à passer de longues heures ensemble…

Ce que j’ai aimé :

🕛 La plume de l’auteur, toujours aussi fluide et agréable.

🕧 Le style marqué de chacun des deux personnages.

🕜 Leurs pensées à l’un et à l’autre qui se faisaient souvent écho à l’intérieur alors qu’ils s’affirmaient en opposition à l’extérieur. J’ai beaucoup aimé ce parallèle, cette apparence versus nos pensées profondes. C’est ce qui m’a le plus marqué dans ce roman.

🕒 Le page turner ! On veut savoir ce que cachent les deux personnages, pourquoi ils en sont arrivés là… On passe tout le roman dans cet ascenseur et on ne s’ennuie pas une seconde ! (Parce qu’on est surtout dans leurs têtes 😉)

🕣 La révélation finale, après les fausses pistes, que j’ai trouvé assez jouissive 😂

En conclusion, je vous recommande vivement ce roman addictif qui s’enfonce dans les méandres de la psychologie humaine, leurs contrastes (femme vs homme) et leurs faux semblants.

Citation : « Mais supprimer les hommes reviendrait à faire preuve d’autant de barbarie que les types qui prenaient leurs femmes comme défouloirs. »

10 avril 2025
📚 Chronique 📚 Un instant d’égarement — Claude Griesmar @claudegriesmar, auto-édition, 232 pages (version numérique).

« Elle avait lu comme tout le monde, que l’erreur était humaine mais qu’il était crétin de reproduire deux fois la même connerie. Qu’il fallait apprendre de ses erreurs. Elle n’avait manifestement pas le mode d’emploi. »

« Il s’auto-sabotait, le savait, mais ne parvenait pas à s’astreindre à la rigueur nécessaire pour ne plus déraper du droit chemin. Il chutait, s’en voulait, se sermonnait, recommençait. »

💔Huis très clos

Deux lions qui se haïssent et se déchirent. Mieux vaut éviter qu’ils se rencontrent… Et voilà que non seulement ils se croisent par le plus diabolique des hasards, mais ils se retrouvent aussi enfermés sine die dans la même cage. Une situation consécutive au choix commun et malheureux d’emprunter un ascenseur isolé. Souci de discrétion fatal et cohabitation forcée. Unité de temps et de lieu. Un exercice de style relevé avec maestria par Claude Griesmar.

Le terrain de jeu fait quelques mètres carrés. À peine plus grand qu’une cabine de douche. Un ter-ritoire désespérément exigu pour les deux ennemis. Attentat ou prise d’otage, on ne sait pas ce qui se trame à l’extérieur de la cellule. On peut toutefois parier que ce n’est pas aussi tendu que ce qui se passe à l’intérieur.

On rit et, surtout, on pleure devant ce destin taquin. On se lamente sur les plans de la soirée qui risquent de tomber à l’eau. Un début de détresse qui ne va pas aller en s’améliorant. Au passage, on lève petit à petit le voile sur la vie des deux protagonistes. Alternance de portraits sans complai-sance. Pas de héros ici. C’est de l’humain en perdition que nous découvrons.

Chacun, à sa manière, traîne son spleen comme un boulet. Dans ce cheminement cahoteux, des réflexions sont posées tels des cailloux pour retrouver sa voie. Sur les hommes. Les femmes. Sur le mariage qui est une « vaste tromperie ». Sur l’adultère et sur l’amour. Les riches connards et les prostituées avides qui dansent bras dessus, bras dessous. Des visions croisées et antagonistes, mais unies dans leur désenchantement.

Et le temps passe. L’espace rétrécit. On a soif et faim. Y aura-t-il une guerre pour la nourriture ? On se méfie de son voisin. On lui ment. Puis on fait une trêve. On s’explique. On se rapproche. La nuit tombe et les chats restent gris.

À quoi tout ça rime ?

On attend la libération du bagnard en cogitant. Calculant. Va-t-on se réconcilier ou va-t-on s’entretuer ? La loi du plus fort ou la loi de l’attraction ? La physique est mise à mal et les vies ne tiennent littéralement plus qu’à un fil. Chacun espère que l’autre ne le coupera pas.

Claude Griesmar, en liftier machiavélique, s’amuse et nous amuse avec ses poissons rouges hu-mains qui se débattent dans leur bocal. Un roman à la plume virtuose qui nous fait sentir en ape-santeur. Et nous, lecteurs avides et voyeurs, nous attendons avec impatience de connaître « cet instant précis où tout bascula.
Un instant d’égarement. »

19 mars 2025
@claudegriesmar nous offre un huis-clos aussi original que saisissant avec ce roman que j’ai presque lu d’une traite ⭐️J’ai apprécié l’écriture et l’intrigue et ne regrette pas mon choix 👍Une chouette découverte.
20 juillet 2025
Entre échanges acerbes et réflexions intimes, les deux personnalités se dévoilent : leur vie, leurs choix, leurs mensonges et leurs regrets. Comment en sont-ils arrivés à se détester autant ? Qui a tort, qui a raison ? Il sera difficile de trancher !

Avis :
Un véritable tour de force ! Ce huis-clos grinçant et tendu à l’extrême est parfaitement maîtrisé, les personnalités sont riches, les informations distillées au compte-goutte et le suspense ne disparaît jamais. Un roman et un auteur à découvrir de toute urgence !
Lien : https://delicesdelivres.go.y..

David J.

21 mars 2025

J’ai aimé découvrir cet auteur et son idée géniale. Qui aimerait être confiné avec son meilleur ennemi ? Une écriture entraînante et un huis clos réussi ! Un bon moment.
🐈‍⬛
Merci à vous d’avoir lu  Un instant d’égarement ! ❤️
Couverture du roman Un instant d'égarement de Claude Griesmar

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39 hommes en galère : six avis

valeriacarvet.auteur

30 janvier 2025

📚 Retour de lecture 📚 avec le recueil de nouvelles de @claudegriesmar 🐈‍⬛

Déjà, j’adore ce genre littéraire largement sous estimé, à mon avis .
On entre dans le vif du sujet immédiatement, les personnages sont peu nombreux et la fin souvent inattendue.

Eh bien, ici, on a un Maître du genre !! 👏

457 pages pour 39 histoires …( 40 même 😉)

J’ai vraiment été bluffée par la qualité d’écriture de l’auteur et par la diversité incroyable de chaque  » univers » !!
Avec tout de même des thèmes récurrents : le couple, la famille, le respect des anciens, une certaine vision de l’humanité…

En plus, Claude possède le talent de nous immerger dans chaque tranche de vie, en créant une empathie quasi instantanée , avec des sujets si différents, si renouvelés ! quelle richesse !

Pour moi, une très belle lecture que je vous recommande vivement !!👍

Mes nouvelles préférées , dans l’ordre :

– La toute première,  » la présentation  » : il s’agit d’un cadre sympathique qui doit réaliser une présentation de sa vision de l’avenir de son entreprise, aux nouveaux dirigeants de celle-ci….quand je vous parlais d’empathie pour les personnages 😅

-L’informaticien : celle-ci parlera à chaque écrivain …😉😅 moi aussi, je suis Bernie !!

-Le repas : revancharde et noire…😯

-Le fugitif : visionnaire et cynique

-les principes : quand la vie a un sens de l’humour bien particulier

– le sèche linge: Horrible, diabolique, efficace. On voit les mâchoires cruelles de l’engrenage et on ne peut rien faire.

– Le père : une belle leçon d’amour

– la tuile : très inattendue !!

– l’aventure : quand l’horreur se diffuse sournoisement.😱

– l’héritage : très émouvant 🥹

– Le manque de pratique : une dystopie très intéressante sur une possible gestion de notre avenir

– la boîte à chaussures est bouleversante !!

– « Le grand voyage zen »… suivez bien les règles !!

Ou encore « la fin  » ou comment le pouvoir et le profit passent toujours en premier

Alors d’une petite histoire pour vous endormir ce soir ?

 

entreleslignesdesabie

29 juin 2025

Retour de lecture du chat littéraire.

39 hommes en galère, Claude Griesmar.

Je ne sais pas vous, mais je suis toujours restée un peu ambivalente face à Insta (c’est pas pour rien que je l’ai supprimé par deux fois et qu’un temps je postais tous les 36 – enfin 39- du mois), mais plus je le prends avec « sérieux », plus je réalise le côté chouette, comme les rencontres avec d’autres auteurs comme @claudegriesmar !

C’est avec grand plaisir que j’ai découvert son recueil de nouvelles (qui m’a accompagnée jusqu’en Sicile) et ses 39 histoires qui ont toutes un point commun, une narration précise qui conduit irrémédiablement à la chute parfois douce, souvent amère, voire même cruelle.

On suit les déboires des personnages en sautant d’une histoire à l’autre, d’un univers au suivant, avec un fil rouge bien pensé (bravo pour le travail d’assemblage) et un regard plutôt juste sur les travers de la société.

Travail, relations familiales, amoureuses, perte de sens, absurdité du quotidien, tout y passe et on trépasse.

Mais au milieu de ces galères, quelques notes, enfin nouvelles d’amour, d’espoir, tout n’est pas si noir, si ?

Dans le tiercé dans le désordre, quelques-unes de mes préférées (on n’est pas en classe, on a le droit) :

L’aventure (effrayant)
Le micro-ondes (délirant)
La lettre (poignant)
Le repas (ahah)

Et évidemment, l’informaticien parce que cette histoire de collègue qui s’esquinte à écrire ses romans, que tout l’entourage trouve mauvais mais qui ne diront jamais la vérité.

Aouch.

Ça m’a fait tiquer. Faisant écho à mes propres histoires écrites et publiées. Et si ? Et si ?

On est tous le Bernie de quelqu’un. Et c’est ok, pas vrai ?

Une lecture parfaite pour cet été (mais pas que), les nouvelles, ça se lit vite, entre deux sessions de baignade, ou pendant ces soirées sans air. Plus rafraîchissant que du rosé. (Avec les mêmes réflexions à la fin, sans la gueule de bois.)

Je vous avais dit qu’Instagram a du bon.

À quand les 39 femmes en galère ?

 

camykrasznanomi

9 octobre 2024

🖤🇫🇷 39 hommes en galère – Claude Griesmar 🇫🇷 🖤
Recueil de nouvelles auto-édité, mai 2021, Collection du chat noir

Une découverte née d’une rencontre fortuite sur instagram avec l’auteur, un homme courtois et discret qui a eu la délicatesse de se contenter de me parler uniquement d’auteurs hongrois sans jamais tenter de me vendre ses propres productions 🤌
Discrète telle la musaraigne, je me suis procuré en douce ce recueil de 39 nouvelles écrites sur une période de 20 ans.
À mon sens, une excellente porte d’entrée dans l’univers de Claude qui me paraissait déjà bien vaste et diversifié : tantôt tendre et doux, tantôt sombre et glaçant.

Comme le titre l’indique, dans cet ouvrage, 39 nouvelles mettent en scène des hommes ordinaires par de brèves tranches de vie réalistes et résolument bien ficelées, portées par une écriture travaillée, fluide et captivante, qui ne cherche jamais à trop en faire.

Et que dire des dénouements de ces textes ? Je répéterai simplement ce que j’avais déjà dit en story à ce propos : du nectar !
Ce genre de fin surprenante qui parvient à te nouer l’estomac par cette petite révélation inattendue voire parfois même redoutée (et surtout jamais rocambolesque 👏)

Une découverte épatante qui va m’inciter à piocher davantage dans les productions d’auteurs méconnus et auto-édités qui ont bien plus besoin d’une petite mise en lumière, si faible soit elle à mon niveau.

Soyez certains que vous retrouverez bien vite d’autres retours de lecture issus de la bibliographie de @claudegriesmar au même titre que de celle de mes auteurs favoris déjà bien en place dans le paysage littéraire…

✨️✨️✨️✨️✨️✨️✨️✨️✨️✨️

 

MaRCeL

Commenté en France le 8 octobre 2022

Il y a de tout et pour tout le monde dans ce recueil. Drôles ou effrayantes, étranges ou insolites, fantastiques ou horribles, l’auteur nous livre ses nouvelles, toutes différentes les unes des autres pour notre plus grand plaisir. (Dont une qui m’a fait hurler de rire quasi en continu !) Une palette d’émotions pour le lecteur, 452 pages de pur divertissement.

R’hic

Commenté en France le 25 juin 2024

J’aime les recueils de nouvelles parce qu’on peut venir piocher ça et là au gré de ses envies.
Et c’est exactement comme ça que j’ai lu ce livre.
On lit une nouvelle du livre, on le pose, on y revient parfois bien plus tard, mais on y revient toujours 🙂
Beaucoup des nouvelles ont un petit « twist » final surprenant. Certaines sont très drôles.

Petit coup de coeur pour « Les colocataires », »Le Grand Voyage Zen » et « Le concert ».

Je recommande fortement !

REMY T

Commenté en France le 24 novembre 2021

J’ai envie de me venger .J’ ai lu les 3 livres de Claude Griesmar . A chaque fois il m’a pris au dépourvu et cela 40 fois dans son dernier livre « 39 hommes en galère » . En effet j’ai relu 3 fois l’avant dernier chapitre pour trouver la différence….BRAVO et MERCI .
Seul bémol …il ni a pas une histoire des 39 que je n’ai pas vécu moi même ….comme beaucoup d’autres .
A lire et éviter de se prendre la tête, de toute façon la fin est différente de ce que vous allez espérer.
🐈‍⬛
Merci à vous d’avoir lu  39 hommes en galère ! ❤️
Couverture de 39 hommes en galère, de Claude Griesmar

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Gris comme la mort : deux avis

linagiansetti

15 septembre 2025
Gris comme la mort de @claudegriesmar 🎥

Un roman qui nous plonge dans la littérature et le septième art, un roman qui révèle son histoire petit à petit en laissant le lecteur se familiariser avec son personnage.
L’auteur joue avec une grande culture cinématographique et une idée originale d’émission bon public. On peut penser à Acide Sulfurique d’Amélie Nothomb qui revisite également la manière de percevoir la télévision.
J’ai adoré la manière dont est construit cet ouvrage, les élucubrations d’Ethan, dévasté par la perte d’Elena avec qui il ne formait qu’un, et les passages concernant les chapitres de livres présentés pour le concours de tv.
En commençant la lecture on ne sait pas où l’on va mais les chapitres courts et entremêlés permettent une compréhension partielle puis complète du roman, c’est habile !

Je ne peux pas en dire davantage au risque de révéler l’originalité même de ce roman, mais je le conseille vivement à tous les amateurs de cinéma et de littérature contemporaine ! 🐈‍⬛

ava_camelia_

28 septembre 2025
J’ai replongé avec grand plaisir dans un ouvrage de @claudegriesmar
Parmi les romans de l’auteur que j’ai lus, Gris comme la mort est mon préféré.

J’ai eu un coup de cœur particulier pour le chapitre Ethan 1 : un concentré d’émotion, et de poésie 💖 (extrait ci-dessus)

L’idée d’un jeu télévisé pour remettre la littérature au goût du jour y est présenté. C’est brillant et… tellement plausible ! Le scénario tient en haleine, et la souffrance du protagoniste est décrite avec une intensité qui m’a bouleversée. J’ai adoré suivre la gradation de son état, sa dépendance, et découvrir les révélations sur son couple en fin de récit.

En bonus : @claudegriesmar distille une kyrielle d’idées de films et j’adore sortir d’une lecture avec un enrichissement culturel, que ce soit du vocabulaire ou des références artistiques.

En deuxième bonus : une référence à une certaine Ava Camélia, qui-est-ce ? 😉

Merci pour cette belle lecture, mêlant créativité, amour de la littérature et du 7eme art.

🐈‍⬛
Merci à vous d’avoir lu  Gris comme la mort ! ❤️
Couverture du roman Gris comme la mort de Claude Griesmar

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Mieux vaut très tard que jamais : huit avis

abazinjama_autrice

13 novembre 2024

Le temps de penser à la vie.

C’est avec un très grand plaisir que j’ai retrouvé la plume de @claudegriesmar grâce à son deuxième roman. J’étais prévenue, il est très différent de « J’ai couché » mais ça ne me dérange pas, au contraire, je suis ravie de découvrir l’étendue du talent de cet auteur.
Talent que ce roman confirme assurément ! Je me suis régalée ! Quels beaux personnages que sont Joseph et Henry, deux vieux amis qui ont supporté leurs deuils grâce à une formidable amitié !
Lorsque Joseph se retrouve de nouveau endeuillé, c’est la panique. Comment va t’il se débrouiller tout seul ? Ce vieil hermite bougon qui n’a pas mis un pied dehors depuis 15 ans ?
Tout au long de ce livre, nous allons écouter Joseph penser, le suivre dans ses promenades, redécouvrir ou découvrir Strasbourg, ses places, ses bâtiments… mais nous allons aussi, grâce au souvenir de Henry, contempler le monde, ou du moins la France d’aujourd’hui. Sa façon de vivre, d’évoluer. Beaucoup de sujets sont soumis à notre réflexion : la vieillesse, les animaux domestiques, la mort, l’ennui, l’amour…

C’est un roman joyeux malgré l’âge avancé du protagoniste et les difficultés que cela peut engendrer. On y retrouve l’humour de l’auteur, que j’ai tant aimé dans « J’ai couché  » . Assez pince sans rire, un peu à l’anglaise.

Je suis totalement conquise et je me fais une joie à l’idée que le reste de la collection du chat noir m’attend dans ma liseuse !

Ne passez pas à côté de cet auteur !

 

Commenté en France le 8 octobre 2022

Il est tellement attendrissant ce vieux monsieur ronchon qui redécouvre la vie avec le courage d’un jeune homme. Quelle belle histoire dans l’enchanteresse Strasbourg ! Un livre au rythme différent, très bien écrit et que l’on referme avec un sourire en se sentant « enrichi ».

REMY T

Commenté en France le 24 novembre 2021

La vie s’écoule normalement …et tout à coup un accident nous met en face de la réalité …
Je n’avais à 66 ans jamais passé des soirées à réfléchir à cette situation dramatique … le style de l’écriture et les événements décrits en douceur qui affectent le personnage permettent de réfléchir à la vieillesse et à ses imprévus. L’histoire triste qui m’a baladé à travers Strasbourg, m’a rappelé des souvenirs. Mais je suivrais jamais le chemin de sa dernière ballade ….enfin …. peut-être à l’aube de mon centenaire et tout en douceur dans mon monde à moi.

Sandra

Commenté en France le 16 août 2021

Ce roman de Claude Griesmar nous raconte le parcours d’une vie et à travers cette vie, l’auteur nous promène dans Strasbourg à la fin des années 90, début des années 2000. Une atmosphère nostalgique de l’époque avec l’arrivée tram, la vie autour de la place Kleber et autres quartiers de la ville.
Un roman très émouvant à plusieurs égards.

Marie-Eve

Commenté en France le 4 mai 2021

Vieillir n’est pas facile, Paul Griesmar nous parle de la vieillesse avec humour et délicatesse en nous faisant découvrir Strasbourg à travers son personnage, un alsacien si attachant.
Un beau roman à lire absolument.

Bruno

Commenté en France le 18 février 2021

… une leçon de vie ! Après avoir lu cet ouvrage, le verbe « vieillir » n’aura plus le même sens.

 

COCO67

Commenté en France le 19 janvier 2021

L’histoire est très touchante. C’est une tranche de vie relatée avec finesse et une pointe d’humour.
Très agréable lecture.

PELSY

Commenté en France le 15 janvier 2021

L’ambiance lente et reposante colle parfaitement au personnage et à l’histoire qui nous renvoie à la notre.
Le style est toujours fluide et très agréable à lire.

Merci,
Matthieu

🐈‍⬛
Merci à vous d’avoir lu  Mieux vaut très tard que jamais ! ❤️
Couverture du roman Mieux vaut très tard que jamais de Claude Griesmar

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l’R de rien : trois avis Instagram

12 juillet 2025
L’R de Rien Claude Griesmar
Lorsque vous sortez en société, quel visage montrez-vous ?
Un visage de façade, lisse, sans aspérités, plein de bienveillance ?
Ou, au contraire, votre vrai moi, sans filtre, en prenant le risque de ne pas correspondre à la société ?

Dans L’R de rien, R :Raymond, Ryan , Rien ? incarne un homme qui se joue de cette figure de façade.
Tour à tour bienveillant envers une personne âgée, espiègle et taquin face à une femme, il entre avec minutie et perfectionnisme dans chacun de ses rôles.
Pourquoi ?
Parce que cela lui confère un pouvoir.
Cela lui donne l’impression et l’illusion ! de maîtriser et de dominer les autres.

L’R de rien utilise le dispositif psychologique du masque social pour dévoiler la face sombre de son héros.
R incarne un homme discret, ordinaire, conforme aux attentes sociales.
Mais son for intérieur est sombre, cruel.
Il y a une vraie dissociation entre ce qu’il montre et ce qu’il est.

Ce roman dénonce ce comportement que nous avons tous.
Il révèle sa toxicité, tout en formulant une satire assez mordante de notre société, au travers de personnages ordinaires, dans un quotidien aussi routinier.

Mais c’est dans cette atmosphère ,similaire au film Perfect Days ,que l’on ressent cette tension :
le quotidien, à travers ses actes routiniers et ses codes, n’est pas si superficiel…
et cache un malaise, une friction…
comme s’il suffisait d’une allumette pour incendier ce mur de fausse politesse et de convenance.

Si ce roman vous trouble, c’est qu’il nous renvoie ce miroir, ce double jeu auquel nous participons tous…
Un roman à lire pour faire exploser cette allumette.

22 juin 2025
📚 𝑨𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊 𝒋𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒍𝒆 𝒅𝒆 ….
L’R de rien de Claude Griesmar

Cet homme en apparence de bonne compagnie… La gentillesse incarnée, serviable, poli, doux … Et si les apparences étaient trompeuses?

J’ai bien aimé cette histoire, j’ai été un peu déboussolée au départ, le temps d’assimiler ce qui était  » pensé » et réellement dit.
La structure est bien faite, les chapitres partagent des moments de vie de cet homme aux apparences agréables.
J’ai pas mal ri sur certains passages, les noms d’oiseaux qui voltigent entre les lignes m’ont beaucoup amusée.
La lecture est fluide, j’ai suivi le personnage sans trop de mal. Dans ce flot tranquille de rencontres de la vie quotidienne, des échanges entre voisins, collègues, etc.
Ce livre est plutôt amusant et prouve à quel point on ne peut pas toujours se fier à ce que l’on voit

P’tite pensée pour cette insupportable voisine !

23 février 2025
📘Un humour décalé qui change de mes lectures habituelles

📕Mais un humour que j’ai beaucoup aimé.

📘Les personnages sont très bien décrits.

📕Cet homme si gentil et serviable qui a des pensées si violentes, méchantes, vulgaires et négatives.

📘Cet homme, que tout le monde aime et apprécie.

📕Un roman plein d’originalité.

📘Une histoire et une fin à laquelle on ne s’attend pas.

📕Un roman qui fait aussi réfléchir sur « l’humain ».

📘Je me suis régalée et j’en redemande

🐈‍⬛
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Couverture du roman l'R de rien de Claude Griesmar

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J’ai couché : un avis supplémentaire

Emilie Alden

Commenté en France le 7 avril 2025

Un titre évocateur face à une couverture toute en sobriété, une histoire décrite en quatrième de couverture sur notre époque télécrochet qui envahit les écrans depuis maintenant plus de 2O ans, c’est le combo que met en avant l’auteur pour nous donner envie de découvrir son roman.
Dès le début, nombre de chansons sont mises en avant pour décrire des sentiments, une situation ou tout simplement le ressenti du personnage principal, ce qui apporte une vraie touche d’originalité et de peps à la plume de l’auteur, à la fois incisive, drôle et percutante. Ce roman est déconcertant, envoutant et satyrique. Ses personnages éclectiques tant par rapport aux caractères, niveau social et buts dans la vie. Et pourtant ça matche. Vraiment. Des surprises et quelques passages inattendus complètent ces pages. Un moment de lecture très original avec M.A, Daniela et tous les personnages de ce roman décalé de Claude Griesmar.
🐈‍⬛
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Couverture du roman J'ai couché de Claude Griesmar

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Georges Bernanos – Journal d’un curé de campagne

(Roman / 1936)

Couverture du roman Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos

La foi. Un concept difficile à expliquer lorsqu’on ne l’a pas vécue. Une conviction insaisissable lorsqu’on l’a perdue. Un état de félicité inestimable lorsqu’on la vit.

Dans ce roman, Georges Bernanos nous présente un jeune curé de campagne, trente ans, qui a hérité d’une paroisse banale, un village du nord de la France. Sa première paroisse. Le peu de foi qu’il décèle chez ses paroissiens l’attriste. Manquant d’assurance, affaibli par des douleurs persistantes à l’estomac, il doute de ses capacités à mener sa mission à bien. Il doute de sa capacité à prier. Torturé par sa solitude et par sa vie intérieure confuse, il cherche du réconfort auprès d’un curé voisin plus aguerri et dans l’écriture de son journal.

La plume riche, travaillée et sans concession de Georges Bernanos sublime les questionnements du curé de campagne. Le non-écrit dans les ellipses renforce le sentiment de malaise qu’on éprouve à la lecture des réflexions intimes confiées à son journal par ce jeune homme issu d’un milieu pauvre, qui consacre sa vie à Dieu et à ses paroissiens loin d’être exempts de tout reproche, aussi bien les plus aisés que les moins favorisés par la naissance et le sort. Surtout lorsqu’il tourne en rond dans son travail au quotidien qui lui semble inefficace pour lutter contre le péché et qu’on sent qu’il en vient à s’interroger sur sa raison.

Journal d’un curé de campagne est un roman puissant, émouvant et marquant.

L’auteur et son œuvre

Georges Bernanos est né le 20 février 1888 à Paris et mort le 5 juillet 1948. Cet écrivain plusieurs fois primés a écrit notamment huit romans (dont Sous le soleil de Satan, Journal d’un curé de campagne, Nouvelle histoire de Mouchette, Monsieur Ouine), une pièce de théâtre et de nombreux essais.

Mon Georges Bernanos ++

J’ai lu mais je n’ai pas apprécié Monsieur Ouine.

À découvrir aussi

Joseph Kessel – Le lion
Rainer Maria Rilke – Lettres à un jeune poète et autres lettres

Mes écrits

Ainsi a-t-il été (roman)
Mieux vaut très tard que jamais (roman)
39 hommes en galère (nouvelles)
l'R de rien (roman)
J'ai couché (roman)
Un instant d'égarement (roman)
Gris comme la mort (roman)
Entretiens avec Claude (essai)
Entretien avec Claude 4.5 (essai)

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Octave Mirbeau – Le journal d’une femme de chambre ♥

(Roman / 1900) Couverture du roman Le journal d'une femme de chambre de Octave Mirbeau Ce roman est un bonheur de lecture ! Politiquement incorrect, d’une modernité d’écriture étonnante, d’une lucidité rare, jouissif. Ce journal est celui de Célestine, une femme de chambre qui n’a pas la langue dans sa poche, ne rechigne pas au travail et est portée sur la bagatelle. Octave Mirbeau dénonce avec acuité et sans prendre de gants tout ce qui l’insupporte : l’insatisfaction maladive des gens, l’hypocrisie des nantis et des religieux qui exploitent sans vergogne les nécessiteux, celle des sans-le-sou qui ne rêvent pas d’égalité mais plutôt d’être à la place de ceux qui les malmènent et les méprisent, l’antisémitisme affiché de l’époque, l’avarice, la vilenie, la jalousie dans la couple et dans la société, le sexe, ses plaisirs et ses dérives imputables en partie à la bienséance et à la religion, en partie à la dépravation humaine. La plume de Mirbeau est acérée, féroce, clairvoyante, drôle, intransigeante, sans complaisance. Elle décrit la différence de classes et ses conséquences, la traite des femmes de ménage dans les offices de placement ou chez les soeurs, le laid, moral et physique, la malhonnêteté, les rêves, les désillusions, la violence, l’amour ou l’obsession de la chose, le caractère humain. Dans ce magma incandescent et putride, les domestiques forment un pont entre riches et pauvres, une population à part, pourris par les vices des Maîtres qu’ils côtoient dans leur intimité et qu’ils tentent d’imiter alors qu’ils restent englués dans leur condition. Ils sont aux premières loges pour constater la différence entre le paraître en public et l’être en privé de ces fortunés sans mérite autre que la chance de la naissance. Au point d’éprouver des envies de meurtre à l’encontre de ceux qu’ils servent au quotidien. Les personnages sont sublimes. Mirbeau relance l’intérêt en permanence et garde le lecteur en haleine grâce à une construction rythmée originale. Du grand art ! Un classique indispensable et indémodable.

Extraits

C’est la vie… On ne peut pas être et avoir été… C’est comme ça… (p.109)

Ah ! qu’une pauvre domestique est à plaindre, et comme elle est seule !… Elle peut habiter des maisons nombreuses, joyeuses, bruyantes, comme elle est seule, toujours !… La solitude, ce n’est pas de vivre seule, c’est de vivre chez les autres, chez des gens qui ne s’intéressent pas à vous, pour qui vous comptez moins qu’un chien, gavé de pâtée, ou qu’une fleur, soignée comme un enfant de riche… des gens dont vous n’avez que les défroques inutiles ou les restes gâtés : — Vous pouvez manger cette poire, elle est pourrie… Finissez ce poulet à la cuisine, il sent mauvais… Chaque mot vous méprise, chaque geste vous ravale plus bas qu’une bête… Et il ne faut rien dire ; il faut sourire et remercier, sous peine de passer pour une ingrate ou un mauvais cœur… Quelquefois, en coiffant mes maîtresses, j’ai eu l’envie folle de leur déchirer la nuque, de leur fouiller les seins avec mes ongles… Heureusement qu’on n’a pas toujours de ces idées noires… On s’étourdit et on s’arrange pour rigoler de son mieux, entre soi. (p136)

Ah ! qu’elles sont décevantes ces routes vers l’inconnu !… L’on va, l’on va, et c’est toujours la même chose… Voyez cet horizon poudroyant, là-bas… C’est bleu, c’est rose, c’est frais, c’est lumineux et léger comme un rêve… Il doit faire bon vivre, là-bas… Vous approchez… vous arrivez… Il n’y a rien… Du sable, des cailloux, des coteaux tristes comme des murs. Il n’y a rien d’autre… Et, au-dessus de ce sable, de ces cailloux, de ces coteaux, un ciel gris, opaque, pesant, un ciel où le jour se navre, où la lumière pleure de la suie… Il n’y a rien… rien de ce qu’on est venu chercher… D’ailleurs, ce que je cherche, je l’ignore… et j’ignore aussi qui je suis. Un domestique, ce n’est pas un être normal, un être social… C’est quelqu’un de disparate, fabriqué de pièces et de morceaux qui ne peuvent s’ajuster l’un dans l’autre, se juxtaposer l’un à l’autre… C’est quelque chose de pire : un monstrueux hybride humain… Il n’est plus du peuple, d’où il sort ; il n’est pas, non plus, de la bourgeoisie où il vit et où il tend… Du peuple qu’il a renié, il a perdu le sang généreux et la force naïve… De la bourgeoisie, il a gagné les vices honteux, sans avoir pu acquérir les moyens de les satisfaire… et les sentiments vils, les lâches peurs, les criminels appétits, sans le décor, et, par conséquent, sans l’excuse de la richesse… L’âme toute salie, il traverse cet honnête monde bourgeois et rien que d’avoir respiré l’odeur mortelle qui monte de ces putrides cloaques, il perd, à jamais, la sécurité de son esprit, et jusqu’à la forme même de son moi… Au fond de tous ces souvenirs, parmi ce peuple de figures où il erre, fantôme de lui-même, il ne trouve à remuer que de l’ordure, c’est-à-dire de la souffrance… Il rit souvent, mais son rire est forcé. Ce rire ne vient pas de la joie rencontrée, de l’espoir réalisé, et il garde l’amère grimace de la révolte, le pli dur et crispé du sarcasme. Rien n’est plus douloureux et laid que ce rire ; il brûle et dessèche… Mieux vaudrait, peut-être, que j’eusse pleuré ! Et puis, je ne sais pas… Et puis, zut !… Arrivera ce qui pourra… (p.203)

Mais, c’est surtout sur moi que je m’attendris, je le sens bien. En rentrant dans ma chambre, je suis prise d’une sorte de honte et d’un grand découragement… Il ne faudrait jamais réfléchir sur l’amour. Comme l’amour est triste, au fond ! Et qu’en reste-t-il ? Du ridicule, de l’amertume, ou rien du tout… (p.341)

Le vol ?… De quelque côté que l’on se retourne, on n’aperçoit partout que du vol… Naturellement, ce sont toujours ceux qui n’ont rien qui sont le plus volés et volés par ceux qui ont tout… Mais comment faire ? On rage, on se révolte, et, finalement, on se dit que mieux vaut encore être volée que de crever, comme des chiens, dans la rue… Le monde est joliment mal fichu, voilà qui est sûr… (p.346)

Bien que je me mêlasse, quelquefois, pour faire comme les autres, à ces jeux féroces, je ne pouvais me défendre, envers la petite bretonne, d’une espèce de pitié. J’avais compris que c’était là un être prédestiné au malheur, un de ces êtres qui, quoi qu’ils fassent, où qu’ils aillent, seront éternellement repoussés des hommes, et aussi des bêtes, car il y a une certaine somme de laideur, une certaine forme d’infirmités que les bêtes elles-mêmes ne tolèrent pas. (p.366)

Avec quelle impatience nerveuse j’attends le moment de savoir ce que je dois espérer ou craindre de la destinée !… Je ne puis plus vivre ainsi. Jamais je n’ai été autant écœurée de cette existence médiocre que je mène, de ces gens que je sers, de tout ce milieu de mornes fantoches où, de jour en jour, je m’abêtis davantage. Si je n’avais, pour me soutenir, l’étrange sentiment qui donne à ma vie actuelle un intérêt nouveau et puissant, je crois que je ne tarderais pas à sombrer, moi aussi, dans cet abîme de sottises et de vilenies que je vois s’élargir de plus en plus autour de moi… (p.393)

L’auteur et son œuvre

Octave Mirbeau est né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris. Il a été un romancier (notamment Le calvaire, l’Abbé Jules, Sébastien Roch, Le jardin des supplices, Le journal d’une femme de ménage, Les 21 Jours d’un neurasthénique, La 628-E8, Dingo), dramaturge (notamment Les affaires sont les affaires, Le foyer), novelliste (notamment Lettres de ma chaumière, Mémoire pour un avocat, La mort de Balzac), critique d’art, découvreur d’artistes et journaliste notoire. Inclassable, politiquement incorrect, individualiste, engagé (anarchiste, puis défenseur ardent et actif de Dreyfus et de Zola), pessimiste et contestataire, il a marqué son époque.

Mon Octave Mirbeau ++

Je n’ai rien lu d’autre de Mirbeau pour le moment, mais je ne m’arrêterai pas en si bon chemin.

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Gaëlle Nohant – Légende d’un dormeur éveillé Paula Hawkins – La fille du train

Mes écrits

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Jacqueline Harpman – Moi qui n’ai pas connu les hommes

(Dystopie / 1995)

Couverture du roman Moi qui n'ai pas connu les hommes de Jacqueline Harpman

39 femmes et une enfant sont retenues prisonnières depuis des années dans une cage souterraine, depuis les événements dont personne ne se souvient vraiment. La petite ne se rappelle de rien de sa vie d’avant. Elles ne savent ni pourquoi elles sont là, ni ce que l’on attend d’elles. Les hommes qui les surveillent se contentent de les nourrir. Ils ne leur adressent jamais la parole.

Un roman étrange. Captivant. Fascinant.

Son ambiance hors du temps m’a fait penser à la fois à Le désert des Tartares, de Dino Buzzati, et à La femme des sables, de Abé Kôbô.

Moi qui n’ai jamais connu les hommes pose des questions. Souvent sans même les poser. N’y répond pas toujours. Ou alors entre les lignes. Ou directement dans nos têtes.

Cette dystopie passionnante invite à la réflexion. Les thèmes sont nombreux. Le temps qui passe. Le sens de la vie. La vacuité de l’existence. La solitude. La sororité. L’attente d’on ne sait quoi. Le pourquoi d’une situation. La difficulté de la communication. La transmission. Les souvenirs qui se perdent. Qu’est-ce qui restera en fin de compte ? Qu’est-ce qui aura compté quand il ne restera rien d’autre ?

Je ne peux que vous inviter à entrer dans la cage à votre tour. Pour le meilleur et pour le pire. Mais quel pire ?

L’auteure et son œuvre

Jacqueline Harpman est née le 5 juillet 1929 à Etterbeek et morte le 24 mai 2012 à Uccle, en Belgique. Psychanalyste, écrivaine belge de langue française, elle a écrit 29 livres, publiés entre 1958 et 2011. Elle a obtenu le prix Médicis pour son roman Orlanda en 1996. Son œuvre comporte des romans, des nouvelles, des articles pour la revue Revue belge de psychanalyse, des critiques de théâtre. Elle a aussi écrit pour le cinéma et collaboré à la réalisation de plusieurs films.

Mon Jacqueline Harpman ++

Je n’ai rien lu d’autre de cette auteure pour le moment.

À découvrir aussi

Christina Sweeney-Baird – La fin des hommes
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Mercè Rodoreda – Le jardin sur la mer

(Roman / 1967 / Jardi vora el mar) Couverture du roman Le jardin sur la mer de Mercè Rodoreda Un roman hors du temps. Le narrateur est le jardinier d’une magnifique maison secondaire près de la mer, non loin de Barcelone. Il raconte les saisons qui défilent, les années qui se suivent, ressemblantes mais très différentes, ses fleurs, la mer, les jeunes propriétaires, leurs amis, leurs voisins, les domestiques, les rapports entre tout ce beau monde, parfois simples, parfois compliqués, les potins. Un regard détaché qui, mine de rien, analyse les amours douloureuses, les ambitions des uns, les obsessions des autres, les difficultés de tous, les décisions prises et leurs conséquences, les actes manqués, les frasques des nantis, les considérations des petites gens. Les silences sont souvent davantage parlants que la conversation qui meuble. L’ensemble est rythmé par la nature cyclique et le temps qui passe. Un roman d’une simplicité désarmante, empreint d’une poésie douce. Addictif. Une très belle découverte.

L’auteure et son œuvre

Mercè Rodoreda est née le 10 octobre 1908 à Barcelone et morte le 13 avril 1983 à Gérone. Poétesse, romancière, novelliste, elle a été une des grandes plumes catalanes du 20e siècle, notamment avec son roman La Place du Diamant (La Plaça del Diamant, 1962), traduit en plus de 35 langues, Rue des Camélias (El carrer de les Camèlies, 1966), Aloma (nouvelle version, 1969), Miroir brisé (Mirall trencat, 1974) et Tant et tant de guerre (Quanta, quanta guerra…, 1980). Elle a obtenu de nombreux prix pour ses romans et pour l’ensemble de son œuvre.

Mon Mercè Rodoreda ++

Je n’ai rien lu d’autre de cette auteure pour le moment.

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