Naomi Spenle – Un petit beurre

(Roman / 2024)

Couverture du roman Le petit beurre de Naomi Spenle

Incursion dans le feel-good, qui n’est pas une de mes destinations de prédilection. Je suis ravi d’avoir entrepris ce voyage et je vous invite à déguster comme moi ce petit gâteau régressif, délicieux et émouvant comme un souvenir d’enfance.

Tout commence par un lapin au restaurant. Mais pas dans l’assiette. Paul subit celui qu’on lui pose. Il n’est pas au bout de ses peines.

Naomi Spenle nous livre avec Un petit beurre un premier roman très réussi. J’ai frémi, haussé les sourcils, souri, soupiré, grimacé, soufflé au fil des surprises et des rebondissements. Les personnages sont attendrissants et imparfaits, les questionnements nombreux et pertinents, les situations réalistes. Loin du chamallow rose sucré, Un petit beurre tient davantage du trompe-l’œil succulent et consistant qu’on déguste avec gourmandise et appétit et dont on se souvient longtemps. La pâtisserie y joue son rôle apaisant et réconfortant. Les drames y côtoient les joies comme dans la vraie vie. Les déceptions et les espoirs s’y invitent à tour de rôle. Le tout dans la très belle Alsace.

Un petit beurre n’est pas un feel-good moralisateur. Il ne dégouline pas de beaux sentiments, n’offre pas la panoplie complète (adaptée à toutes les tailles et tous les âges) de solutions toutes faites pour faire face au méchant monde qui nous entoure.

Un petit beurre est une histoire touchante qui nous montre l’importance de nos choix, de nos décisions et de notre volonté à surmonter les épreuves, la puissance des sentiments, de la famille et des amis, et aussi le temps qui passe et qui fait son œuvre. Et que ça n’arrive pas qu’aux autres, les bons et les moins bons aspects de la vie.

Merci Naomi.

Où est le paquet ? Je reprendrais bien un petit beurre.

L’auteure et son œuvre

Naomi Spenle, une Normande passionnée par les livres et les mystères de l’univers, vit en Alsace. Un petit beurre est son premier roman.

Un petit beurre est son premier roman publié.

En 2025, sort Brille, son deuxième roman.

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Marie Villequier – Et nos routes toujours se croisent

(Roman / 2024)   Notre société a la manie presque obsessionnelle de classer les romans dans des cases. Les romances, les polars, la fantasy, la littérature blanche, la science-fiction, les thrillers, le feel-good, les romans historiques, parmi les plus connues. Pratique pour les lecteurs de s’y retrouver, de rester confortablement dans leur zone de confort. Pratique pour les auteurs de pouvoir se raccrocher à des codes du genre et ainsi écrire des histoires sur des schémas déjà éprouvés. Pratique pour les éditeurs pour vendre, cibler les lecteurs, proposer jusqu’à plus soif ce qui est attendu, ce qui se vend, ce qui est à la mode. Tous les auteurs ne jouent pas le jeu des cases. Heureusement.

Et nos routes toujours se croisent

Marie Villequier frappe fort avec son premier roman. Très fort. Elle a déjà tout d’une grande. Marie Villequier nous prend par la main et nous emmène à l’hôpital. Mais pas n’importe où à l’hôpital. Elle nous lâche dans le Service d’immuno-hémato-oncologie pédiatrique. Là où sont accueillis, diagnostiqués, soignés, accompagnés les enfants souffrant d’un cancer, d’une maladie du sang ou peut-être d’une autre cochonnerie apparentée que les non-spécialistes du domaine ne souhaitent surtout jamais connaître. Marie Villequier s’y connaît. Elle a travaillé dans ce milieu particulier et nous fait profiter de son expérience. Je me suis pris deux claques. La claque sur la forme. J’ai cru lire le roman d’une auteure qui a de la bouteille. Le style est précis, incisif, parfait. Marie Villequier a eu l’excellente idée d’utiliser le présent. Elle ne nous raconte pas une histoire autour d’un feu de camp, elle place le lecteur en situation dans le service, ici et maintenant et sans intermédiaire. Le lecteur s’identifie à chacun des personnages, bénéficiant de l’empathie et des connaissances de Marie Villequier qui a l’intelligence et la pudeur de s’effacer. La claque sur le fond ensuite. Marie Villequier maîtrise totalement tous les aspects du problème et est parvenue à me vendre ce sujet tellement difficile, au point que je n’étais pas soulagé de quitter l’hôpital à la fin du livre (contrairement à ce que je pensais en commençant la lecture), mais que je suis reparti sur la pointe des pieds, un peu sonné, riche d’un nouveau savoir, avec l’impression d’avoir vécu au milieu de gens formidables. L’expérience et l’empathie de Marie Villequier se ressentent dans la construction de l’histoire, dans les descriptions du fonctionnement de l’hôpital, dans les personnages (enfants, parents, soignants), leur ressenti, leurs peurs, leurs espoirs, dans le fait que ces personnages n’ont pas uniquement l’une des trois étiquettes enfant, parent, soignant, mais sont aussi des humains avec l’ensemble des soucis du quotidien que chacun doit gérer en plus de son étiquette. J’ai souffert avec chacun d’eux, j’ai espéré aussi, et parfois j’ai ri avec eux. Merci Marie Villequier d’avoir levé le voile sur ce beau drame continu du monde réel. Et nos routes toujours se croisent est déjà un livre référence dans son domaine.

L’auteure et son œuvre

Née en 1989, Marie Villequier est originaire du Havre et vit en Lorraine. Férue d’écriture et de littérature depuis l’enfance, elle s’est tournée vers des études de médecine. Après plusieurs années en onco-hématologie et soins palliatifs pédiatriques, elle quitte l’hôpital pour s’engager dans le secteur médico-social. Une épreuve tragique dans sa vie personnelle la pousse à reprendre la plume en 2001. Et si nos routes toujours se croisent est son premier roman publié. Un deuxième roman voit le jour en 2026 : Nos ailes audacieuses.

Nos ailes audacieuses

(Roman / 2026) Couverture du roman Nos ailes audacieuses de Marie Villequier   Marie Villequier avait démarré fort avec son premier roman Et nos routes toujours se croisent. La qualité ne baisse pas avec ce nouveau roman, Nos ailes audacieuses, autant sur la forme (écriture toujours riche et fluide) que sur le fond (sujets très intéressants). Comme pour le précédent, l’histoire m’a complètement happé. Je n’avais qu’une envie : le lire d’une traite. En même temps, j’étais ravi de le faire durer un peu (trois jours !). Le paradoxe de tout excellent livre. Marie Villequier nous présente des personnages forts, issus de son imagination, et jette des passerelles vers des femmes fortes ayant réellement existé, qui ont dû se battre pour s’imposer dans un milieu qui n’avait à leur époque rien de féminin : l’aviation ! Ces premières pilotes femmes forcent le respect. Nos ailes audacieuses se déroule sur deux temporalités. Marie Villequier maîtrise cet art à la perfection. Nous retrouvons dans ce deuxième roman des thèmes chers à l’auteure : la force, le courage et la place des femmes dans la société, la résilience, la famille, la bienveillance. Marie Villequier invite à ne jamais se laisser abattre, à chercher le positif dans chaque épreuve à surmonter et à s’y accrocher pour refaire surface, à croire en ses rêves. J’ai particulièrement apprécié toute la poésie dont l’auteure a usé pour décrire l’importance et la puissance du courrier postal, acheminant des messages personnels, uniques, parfois bouleversants, à travers le monde, ici grâce à l’Aéropostale. La couverture de Morgane Flodrops est juste magique. Finaliste du Grand Prix du Romanesque 2025, Nos ailes audacieuses risque de rafler des prix, à l’instar de Et nos routes toujours se croisent avant lui. Les ailes audacieuses de Marie Villequier n’attendent que vous pour se déployer davantage !

Quatrième de couverture

Argentine, 1929. La jeune Madeleine rêve de voler et cherche à tracer sa voie dans l’univers masculin de l’Aéropostale. Un siècle plus tard en France, Émilie, future pilote promise à un brillant avenir, voit sa vie bouleversée par un terrible accident. De part et d’autre de l’Atlantique, les trajectoires de ces deux femmes s’entrelacent et se répondent. Animées par la même soif de liberté, elles tenteront coûte que coûte de poursuivre leur rêve d’aviation. Mais dans un monde où se dressent obstacles et injustices, leur volonté ne cessera d’être mise à l’épreuve…

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Valéria Carvet – La nuit du papillon

(Nouvelles fantastiques / 2022)

Couverture du recueil de nouvelles La nuit du papillon de Valéria Carvet

Un recueil de nouvelles fantastiques portant le titre d’un épisode jamais tourné des Mystères de l’Ouest, voilà qui avait de quoi attiser ma curiosité.

Je n’avais jamais rien lu de Valéria Carvet. Mon petit doigt me susurrait que cette nuit du papillon me plairait. Je lui ai fait confiance et je ne l’ai pas regretté, au contraire ! J’ai adoré La nuit du papillon.

Je ne l’ai pas lu d’une traite. Je l’ai économisé, comme une tablette de chocolat rare. Je l’ai fait durer plusieurs semaines, à raison d’une nouvelle de temps en temps. Je savais que ce livre contenait onze histoires. Alors, je m’en offrais une de temps en temps, me réjouissant à l’idée de découvrir la nouvelle invention de Valéria Carvet, son nouveau cadeau. Un plaisir intense onze fois renouvelé.

Je ne vais pas vous raconter les onze histoires, ni même une seule. Tout le bonheur réside dans la découverte.

Je vais tout de même vous confier à quoi m’ont fait penser ces onze nouvelles : à un mélange réussi de Black Mirror, de Stephen King et de Philip K. Dick. Des références respectables. Le tout à la sauce Carvet et saupoudré d’un léger humour à la Valéria. Un délice pour les yeux.

Si les références évoquées sont pour vous synonyme de shoots d’endorphine, n’hésitez pas à déclencher onze poussées de félicité avec La nuit du papillon !

En plus, il y a des chats.

L’auteure et son œuvre

Originaire du Sud de la France, Valéria Carvet est enseignante et passionnée de littérature fantastique et fantasy. Outre le recueil de nouvelles La nuit du papillon, elle a publié deux romans à ce jour : Watobé, liseur d’étoiles (2020) et Coeurs captifs : Le labyrinthe des rêves (2024).

Mon Valéria Carvet ++

Je n’ai rien lu d’autre de cette auteure.

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Kazuo Ishiguro – Klara et le Soleil
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Christophe Maignan – Ces cas, à part

(Cri / 2024) Couverture du recueil Ces cas, à part de Christophe Maignan Je suis souvent imperméable aux recueils de poèmes, aux vieux, aux récents. Ça tombe bien, je ne vois pas « Ces cas, à part » comme des vers alignés en rangs. Ces cas à part sont à part justement. Je la vois partout, elle. Et lui qui s’interroge et qui ose. Sortir de la solitude ? Être et rester enfin deux ? Et elle. Et le monde pourri. Et la colère. Et l’urgence. Et elle encore. Et le râle guttural qui vient du fond des tripes. Et les notes de piano. Et elle toujours. C’est très beau. Mais peut-être que je suis à côté de la plaque. PKD n’était pas poète. Chacun lira quelque chose de différent. Toute la puissance de ces mots et de ses maux et de ses espoirs. Et de ses désespoirs. Et de l’exploration des corps. Et de la violence du désir. Et de ses questionnements. Sur la vie vouée au néant. Sur le temps. Sur la passion. Sur la fragilité du maintenant. Sur le passé encombrant. Sur la force des sentiments. Sur la réalité de la réalité tout simplement. Effrayant. Bouleversant. Pour moi « Ces cas, à part » n’est pas une suite de poèmes. Ces cas à part sont Une voix Un cri Un espoir Elle Lui Seul dans le noir Dans ce monde de tarés Où on compte les ratés. Elle Mirage ou illusion Ou rêve en carton. Mais si elle est vraiment Un futur pour le présent, La folie rangée au placard Elle et lui Seuls dans le noir.

L’auteur et son œuvre

Christophe Maignan poursuit actuellement ce qu’il considère comme étant sa vocation. Après un cursus universitaire en psychologie et une carrière professionnelle dans le domaine social, il se consacre dorénavant à plein temps à ce qui a toujours été la part la plus importante de sa vie : l’écriture. Ses premiers romans soulignent l’amour de l’auteur pour le domaine du fantastique, qu’il voit comme « une terre de tous les possibles ». En plus d’un recueil de nouvelles orienté horreur, et d’un recueil de poésie, il est actuellement en train de rédiger le dernier tome de sa trilogie cyberpunk, Rain-City.

Mon Christophe Maignan ++

Je n’ai rien lu d’autre de cet auteur.

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Shirley Jackson – Nous avons toujours vécu au château Timothé Le Boucher – Ces jours qui disparaissent

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Robert Le Plana – Nuances urbaines

(Nouvelles / 2023)

Couverture du recueil de nouvelles Nuances urbaines de Robert Le Plana

Nuances urbaines nous invite à découvrir des tranches de vie d’habitants divers et variés d’une ville anonyme dans un futur proche.

C’est tout ? Oui et non. Oui, parce que cette phrase est un résumé qui vaut ce qu’il vaut des six nouvelles de ce recueil. Non, parce que ce résumé occulte l’incroyable qualité à la fois des six textes et de l’ensemble.

J’ai adoré lire Nuances urbaines !

Robert Le Plana a écrit six histoires palpitantes que je n’ai pas pu lâcher une fois que je les avais commencées. Ces nouvelles et l’écriture de Robert Le Plana renvoient à l’Âge d’Or de la science-fiction. Pas aux rencontres avec des extra-terrestres ou aux voyages dans l’espace, mais aux autres textes de cette époque bénie, ces récits captivants qui auraient presque pu se dérouler de nos jours, mais seulement presque. À un détail près qui change ABSOLUMENT tout. À ce détail près qui fait toute la différence. Ce détail qui fait frissonner, qui affiche un grand point d’interrogation au-dessus de nos têtes, qui fait sourire parfois, qui ralentit notre respiration, qui interroge même après la lecture. Nuances urbaines s’apparente à une suite de ces nouvelles d’une autre époque, comme Black mirror peut être vu comme une suite de La quatrième dimension ou de Au-delà du réel. Robert De Plana plonge le lecteur dans cette ville mais aussi dans les nuances de l’âme humaine.

Le génie de Robert Le Plana a été de lier ces six nouvelles, ce qui a changé ma manière d’aborder ce livre. Je m’explique. Alors que j’apprécie de picorer dans un recueil de nouvelles en lisant des livres en parallèle et en faisant ainsi durer longtemps un recueil standard, j’ai lu ce Nuances urbaines comme un roman (parce que j’avais compris en lisant des avis élogieux sur ce livre que les nouvelles étaient liées). Je l’ai dévoré en trois soirs. Ce lien, original et réussi et qui m’a aussi rappelé la construction de certains chefs-d’œuvre du fameux Âge d’Or, ajoute une grosse couche de plaisir de lecture supplémentaire. Bravo Robert Le Plana, je me suis régalé !

L’auteur et son œuvre

Nuances urbaines est le premier livre publié par l’auteur suisse Robert Le Plana.

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Joyce Maynard – Où vivaient les gens heureux

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JOUR J : Publication de mon roman « Un instant d’égarement » !

La Collection du Chat Noir s’enrichit d’un sixième livre, un roman, le marron : Un instant d’égarement.

Un huis clos !

Bonne lecture à celles et ceux qui s’aventureront dans l’ascenseur. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire Un instant d’égarement que j’en ai pris à l’écrire. La quatrième de couverture et tous les détails, en cliquant sur la couverture : Couverture du roman Un instant d'égarement de Claude Griesmar Merci pour votre confiance et pour vos messages d’encouragement. La Collection du Chat Noir ajoute un fleuron à ses idées cadeaux. N’hésitez pas à vous le faire offrir et à l’offrir. Vos avis Amazon, Babelio, Goodreads sont précieux !

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Un instant d’égarement : première réaction + première chronique

Première chronique de Un instant d’égarement, rédigée par une fidèle lectrice du Chat Noir :

« Il a récidivé ! Le créateur d’OVNI littéraires nous entraîne cette fois-ci dans un huis clos aussi fascinant qu’étouffant. Un huis clos où les secrets se distillent lentement laissant place à une véritable toile psychologique. Au cœur de cette troublante affaire ? Une femme, fermement décidée à intenter un procès contre un homme — agresseur ou ancien amant ? La vérité se dissimule derrière une multitude de masques et de faux-semblants, et c’est dans un ascenseur, figé par le temps et la peur, que le récit commence. Dans ce petit espace où chaque geste et chaque mot deviennent … incandescents.

À travers ce bras de fer où le mental prime, l’auteur se joue des interprétations, et des malentendus qu’ils entraînent pour mettre le doigt sur les failles pernicieuses des relations humaines. Le roman pose notamment cette question brûlante : qu’en est-il des vérités que l’on construit de toutes pièces pour se façonner une identité factice ? Ces pseudo-vérités deviennent-elles prisons, tremplins, exutoires ? Parviennent-elles seulement à survivre à la réalité ?

Si le lecteur se sent déjà oppressé par toutes les interrogations si proches du quotidien, de notre quotidien, qu’en est-il face au poids du regard de l’autre, omniprésent dans les pages de ce roman ? Qu’en est-il de ces miroirs qui dissipent le mensonge et confrontent les protagonistes à ce qu’il y a de pire de plus vrai en eux ? L’auteur parvient à se jouer des codes des journaux à scandales pour offrir une véritable sociologie de la rumeur, une thérapie du couple sourd, une caricature de la relation qui n’a jamais su véritablement se rencontrer, qui n’a fait que se manquer dans les méandres du paraître.

Et puis, vient le moment de la révélation …

Entre audace, indignation, rire et incompréhension, oserez-vous vous perdre entre les quatre murs de ce roman aussi captivant que glaçant de lucidité ? »

Couverture du roman Un instant d'égarement de Claude Griesmar

Et je partage ici volontiers avec vous l’échange de courriels que j’ai eu avec ma correctrice le lendemain du jour où je lui ai envoyé Un instant d’égarement :

«

Elle :
Ah, je ne te félicite pas de me l’avoir envoyé le soir et je ne me félicite pas non plus de l’avoir découvert après minuit et d’avoir voulu en lire « un peu » avant d’aller me coucher !
😀 😀 😀 😀 😀 😀 😀 😀

Moi :
😀 😀 😀 😀
T’as été loin ?!?

Elle :
Je l’ai terminé !

Moi :
😳
Alors ? 😮 😮 😮 😮

Elle :
A ton avis ? Pour que je le finisse d’une traite ?!

Moi :
Alors, tu valides ?

Elle :
Et comment ! C’est excellent !!!
Ça fonctionne sacrément bien !

Moi :
MERCI !!!!!! 😀 🙂 😀 🙂 😀

»

Deux premiers retours, deux grands bonheurs ! 

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« Un instant d’égarement » : extraits + précommande

Deux nouvelles informations à propos de mon nouveau roman publié le 6 novembre.

Les précommandes sont ouvertes pour les ebooks, alors n’hésitez pas à prendre de l’avance si vous préférez lire des kindle que des livres papier !

Voici quatre extraits de ce huis clos :

« Elle fonce dans les couloirs, les yeux baissés. Elle n’a pas envie de croiser des regards. Des regards condescendants qui se posent sur cette moins que rien. Des regards compatissants qui la prennent en pitié. Des regards où perce le doute. Des regards emplis de haine. Des regards méprisants. Des regards indifférents. Des regards envieux de gros porcs qui rêvent de la sauter. Des regards solidaires de féministes combattantes. Des regards de compréhension ou d’incompréhension. Des regards qui la transpercent, qui la mettent mal à l’aise. »

« Les secondes s’égrenèrent. Les minutes. Il imaginait de minuscules grains s’écoulant dans le sablier géant du temps. Chaque seconde passée était perdue. Aucune ne reviendrait. Le temps se fichait des avatars des uns et des autres, des siens. Il avançait, avec une régularité effrayante. Il broyait tout sur son passage. Il accueillait les naissances, vieillissait les êtres, les transformait en poussière. Dans un cycle sans fin. En maître de l’infiniment petit, des roches, des plantes, des créatures, des planètes, des étoiles, des galaxies. En maître de l’univers. Dans un but connu de lui seul. »

« Se bercer d’illusions guérit bien des maux. Un temps. »

« L’amour, en-dehors de l’aspect physique, animal, guidé par l’instinct millénaire de la survie de l’espèce, n’est-il donc qu’un concept, une idée à laquelle on s’accroche pour trouver un apaisement, une forme de sérénité, un refuge, des repères, un rôle à jouer au milieu de ces millions d’autres individus lancés dans la même course insensée de l’existence ? »

Pour en savoir plus, commandez votre exemplaire papier de Un instant d’égarement dans 10 jours ou l’ebook kindle dès maintenant pour être prêt le Jour J si vous êtes plutôt liseuse que papier !

Couverture du roman Un instant d'égarement de Claude Griesmar

« Un instant d’égarement » : quatrième de couverture !

Deux nouvelles informations à propos de mon nouveau roman publié le 6 novembre.

Un instant d’égarement est un huis clos !

Et voici sa quatrième de couverture :

Quatrième de couverture du roman Un instant d'égarement de Claude Griesmar

La Justice a tranché. Un homme et une femme que tout oppose n’ont plus le droit de s’adresser la parole jusqu’au verdict. Le hasard s’en mêle et les enferme dans un ascenseur.

Entre duperies et dialogues de sourds, la cohabitation forcée s’avère compliquée. Une réconciliation semble improbable, un étripage contreproductif mais prévisible. Dans l’espace exigu, le danger porte différents masques. Qui sera le plus à craindre ? L’autre ? De mystérieux terroristes ? Ou de vieux démons qui s’invitent dans les têtes fatiguées ?

Un huis clos éprouvant qui pourrait se terminer en une ultime farce cruelle : mourir en compagnie de son meilleur ennemi.

À bientôt pour des extraits !

Ainsi a-t-il été : 5 avis supplémentaires

Au travers du destin d’une famille du XIXème siècle, Claude Griesmar nous emporte dans une épopée haletante, une course vers un avenir meilleur émaillé d’épreuves et d’aventures. La plume travaillée de l’auteur dépeint avec justesse des personnages si marquants que je les emportais avec moi en refermant mon livre et que je les retrouvais avec joie en reprenant ma lecture.

C’est un roman dense, fourni, où les évènements s’enchaînent avec brio, nous laissant pantelants à chaque fin de chapitre. J’ai tourné chaque page avec avidité, impatiente de connaître le fin mot de l’histoire pour ces personnages aux destinées déconcertantes. À leurs côtés, on sursaute, on s’indigne, on pleure, on rit, on s’interroge.

Car c’est là toute la force en filigrane qui se dégage de ce roman : Claude Griesmar y dénonce la ségrégation et le racisme, les violences faites aux femmes et les inégalités entre les sexes, la culpabilité réelle et celle qu’on s’invente ; il illustre avec justesse les liens familiaux et ce que la religion peut faire ressortir de plus beau et de plus abject chez l’être humain ; mais surtout, il fait la part belle aux valeurs humanistes et aux discours de respect et de lutte contre les discriminations.

Ce roman illustre le pouvoir de la littérature : par la fiction, un auteur peut rendre vivant une lutte, un message, des valeurs.

Si vous aimez les romans historiques inspirants et engagés, n’hésitez plus : « Ainsi a-t-il été » saura combler toutes vos attentes !

Cecile CANDIAGO
On est au dix-neuvième siècle, aux États-Unis.
Ainsi a-t-il été raconte l’histoire étonnante d’Anna Flanagan, dont la vie est marquée par l’isolement absolu de sa famille, et de sa rencontre avec Tom Doe, jeune orphelin noir aux perspectives inexistantes. Il y est question de famille, de ségrégation, d’exil, de survie, de croyances, de liberté aussi.
Ce roman est une saga, l’histoire de toute une vie, dans un univers que Claude Griesmar dépeint à merveille. C’est pour moi sans hésitation la plus grande réussite de ce roman : nous emmener dans une époque et un lieu inconnus, créer un univers complet, précis, implacable, dans un effet de réel aussi envahissant pour nous qu’il l’est pour Anna et Tom.
Ajoutez à cet univers si particulier une écriture riche et fluide, une syntaxe travaillée mais jamais compliquée, le goût du mot juste, des personnages denses et cohérents, des scènes fortes et touchantes, et vous aurez là un excellent roman qui vaut sans conteste le détour ! 👏👏👏
Vous avez compris, je vous le recommande !
Chloehestia
Des retours en arrière très appréciables qui permettent un approfondissement des personnages 👨‍🌾👩‍🏫👨‍🔧 et de leur histoire.

On pourrait s’attendre à des longueurs avec autant de pages 📄 (plus des 500) mais non, aucune !! Il se passe toujours quelque chose. le récit proposé par Claude Griesmar est d’autant plus prenant qu’il est écrit à la première personne et est construit avec des chapitres très courts.

L’auteur est doté d’une plume ✒️ fluide, percutante, précise qui nous fait engloutir les pages avec avidité.

Immergé dans le XIXe siècle, Claude Griesmar abordent de nombreux thèmes tels que la religion ⛪, l’éducation, la mort ☠️, le racisme, la famille 👨‍👩‍👧‍👦 et bien d’autres, avec beaucoup d’émotions, qu’il sait, avec un savoir-faire impressionnant, nous communiquer.

Un roman qui vous fera rire 😂, pleurer 😭, haïr 😡, aimer 😍 ! En un mot, un roman 📗 qui vous fera détester et aimer la vie en même temps.

Un de mes coups de coeur ❤️ de l’année, à lire absolument !!!

MandyM
En Amérique, au 19ème siècle, vit la famille Flanagan. La petite famille vit à l’orée d’une forêt, reculée de toutes formes de civilisation ; toutes les formes de civilisation. En cause ? le père de famille qui tente par le scrupuleux respect des Douze Commandements de Dieu d’éloigner une terrible malédiction de son foyer. Loin de ces idéaux religieux, Tom Doe, un personnage confronté à l’impitoyable réalité des orphelinats, s’emploie, par son génie qu’il tente de dissimuler, à déjouer la loi du plus fort. Anna Flanagan nous conte dans ce roman, de quelle façon ce singulier orphelin et elle-même se retrouveront pris dans des drames, des sacrifices, des remises en question. Anna Flanagan nous explique comment ils survivront, eux, ceux qu’ils aiment et tout ceci en tentant de se raccrocher à leurs croyances, leurs espoirs et surtout, à leur vie. Ce roman mêle à la fois dureté et péripéties plus qu’émouvantes. Il remet en cause bien des thématiques dont la famille et son influence, le racisme, la condition féminine de l’époque ou encore la religion tout ceci à travers un récit rythmé par des bouleversements où le lecteur ne saurait reposer le livre sans en lire jusqu’à la dernière page.
Florence ENDT
5,0 sur 5 étoiles un voyage dans le temps Avis laissé en France le 11 octobre 2022
J’ai adoré l’histoire et ai lu ce roman en un temps record. Personnages attachants, rebondissements et très belles descriptions permettent une immersion rapide dans une autre époque. A lire absolument.

Merci à vous d’avoir osé « Ainsi a-t-il été » !
Couverture du roman Ainsi a-t-il été de Claude Griesmar

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